Vincent Bardet

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Vincent Bardet
Vincent Bardet en 2004.
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Comité de lecture des éditions du Seuil (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Vincent, Pascal, Bardet est un éditeur, traducteur et essayiste, né le . Il a notamment contribué à faire connaître en France les traditions du zen et d'autres voies spirituelles.

Né à Clermont-Ferrand, où vivaient ses grands-parents maternels[Note 1], Vincent Bardet passe ses années de jeunesse dans le quartier de la Plaine-Monceau à Paris. Élève au lycée Carnot de 1953 à 1964, il y est lauréat du Concours Général de philosophie en 1964.

Après le baccalauréat, il est admis à l'Institut d'Études Politiques de Paris, dont il sort diplômé en 1967, dans la section Service Public[1]. Il est président du Centre Saint-Guillaume, association des étudiants catholiques de Sciences Po pour l'année 1965-1966.

À la rentrée 1967, il s'inscrit à la toute nouvelle Université de Nanterre pour y étudier la philosophie. Il y est l'élève d'Emmanuel Levinas et de Jean-François Lyotard. Il en sort avec une Licence en 1969, après avoir activement participé au mouvement étudiant de mai 1968 et fait partie du Mouvement du 22 mars avec, notamment, Daniel Cohn-Bendit et Jean-Pierre Duteuil. Il se lie d'amitié avec Edgar Morin et Alain Jouffroy[Note 2]. Après Nanterre, Vincent Bardet s'inscrit pour l'année 1969-1970 au Centre Universitaire de Vincennes pour une Maîtrise de philosophie.

À partir de 1970, il publie des traductions et des essais, pour différentes maisons d'éditions, telles que Seghers, Le Seuil, Robert Laffont, Albin Michel. Après un stage d’édition d’un an chez Farrar, Straus & Giroux à New-York en 1979-1980, il entre aux éditions du Seuil en 1980 en tant que membre du Comité de Lecture, où il reste jusqu'en 2008. Il y est directeur du service des manuscrits de 1981 à 1983[Note 3], membre du Conseil d'Administration entre 1980 et 1989, sous les mandats de Michel Chodkiewicz, puis membre du Conseil de Surveillance entre 1990 et 2004, sous les mandats de Claude Cherki. De 1990 à 2004, il dirige la collection Points Sagesses avec Jean-Louis Schlegel[2]. Il entretient une amitié durable avec les philosophes Robert Misrahi et Kostas Axelos.

Parcours spirituel

Moine zen, Vincent Bardet a suivi les enseignements directs de maître Taisen Deshimaru[3], puis du maître tibétain Chogyam Trungpa[2],[4]. Il est membre de l'Association Zen Internationale depuis 1973. Il a participé à la réception et la transmission directe du Zen de maître Taisen Deshimaru de 1973 à 1982[Note 4]. Il a, pour la première fois en France, publié avec lui ses enseignements et des textes fondateurs de la tradition. Vincent Bardet a aussi étudié les arts martiaux japonais avec maître Kenji Tokitsu. Dès 1973, il a traduit pour les éditions du Seuil, le maître du bouddhisme tibétain Chogyam Trungpa, fondateur de Shambhala International (en). Après leur rencontre à Boulder, Colorado, Vincent Bardet a édité, en 1990, Shambhala, la voie sacrée du guerrier. En 1990, il accompagne Matthieu Ricard et Dilgo Khyentsé Rinpoché dans son 3e et dernier voyage au Tibet[5]. Le 28 avril 2022, Vincent Bardet, bodhisattva Genryu, Dragon de la Source, moine Taizen, a reçu la transmission du Dharma dans la lignée de Niwa Zenji et Nishijima[Note 5].

Famille

Il est le fils aîné de Jean Bardet, éditeur[6], et de Marie Letourneux[Note 6], psychanalyste. Il est le neveu du photographe Roland Bardet. Il a épousé en 1989, Aminata (Yasmina) Dia, peule de Mauritanie. Ils ont eu quatre enfants : Emmanuel (né en 1990), Gabrielle (née en 1991), Raphaëlle (née en 1994), Mikhaël (né en 1996).

Affaire judiciaire

À la fin des années 1990, Vincent Bardet et son épouse sont mis en cause pour avoir exploité pendant des années une bonne togolaise qu'ils faisaient travailler plus d’une douzaine d’heures par jour, sept jours sur sept, sans la rémunérer. Le tribunal correctionnel les condamne en à un an d’emprisonnement dont sept mois avec sursis, et à une amende. En appel, la cour d'appel de Paris ne retient qu’un chef de poursuite – l’emploi d’une personne en situation irrégulière – et prononce une relaxe presque totale. En 2005, la Cour européenne des droits de l’homme estime que, dans cette affaire, la France a violé la Convention européenne des droits de l’homme qui interdit l’esclavage et le travail forcé, faisant valoir que la législation française en vigueur à l’époque n’a pas assuré à la requérante une protection concrète et effective[7],[8],[9].

Publications

Liens externes

Notes et références

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