Jean Barré de Saint-Venant

From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean Barré de Saint-Venant
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Famille
Enfant
Autres informations
Membre de
Grade militaire

Jean Barré de Saint-Venant (1737-1810), ex-officier, était un planteur de l’île de Saint-Domingue, essayiste et inventeur du XVIIIe siècle.

Jean Barré de Saint-Venant était un officier, propriétaire terrien à l’île de Saint-Domingue, écrivain et inventeur du XVIIIe siècle.

Il est issu de la famille Barré de Saint-Venant, fils d'Alexis Barré, procureur du roi à l'hôtel de ville, et d'Élisabeth Clerc. Après avoir été élève du collège des Oratoriens, qui devint au siècle suivant le premier lycée de Niort, il rejoint un oncle célibataire Jean-André de Saint-Venant, colon et propriétaire à Saint-Domingue, né en 1712, qui avait une plantation dans le nord de l'île au quartier de la Grande-Rivière. Jean Barré de Saint-Venant s'y révèle d'abord comme inventeur de machines hydrauliques, puis comme gérant-procureur de diverses plantations[1] et écrivain de plusieurs livres. Il devient propriétaire d'une plantation de sucre en 1781 et président du cercle des Philadelphes, une société savante fondée en 1784 au Cap-Haïtien, qui répandit parmi les colons la connaissance de l'agronomie et le goût des sciences naturelles[2],[3]. Le gouvernement, informé des succès qu’avait obtenus Barré, le nomma membre de la chambre d’agriculture et de commerce des colonies ; et, pendant dix ans qu’il remplit ces fonctions, il ne cessa d’entretenir une correspondance très active avec le ministère sur les intérêts de St-Domingue[2]. De retour en France, en 1788, Barré tenta de s’opposer à l’adoption de mesures qui devaient entraîner la ruine des colonies, mais ses efforts furent inutiles. Avec les débris de sa fortune, il acquit aux environs de Paris un domaine d’une assez grande étendue, mais d’un rapport médiocre, et il en dirigea lui-même l’exploitation avec tant d’habileté, qu’en peu d’années il en doubla les revenus[2].

En 1789, il épouse « dans l'église de la Madeleine en la Ville l'Évêque, une créole, Marie-Thérèse-Joséphine Laborie,[...] fille de Pierre-Joseph Laborie », alors secrétaire perpétuel de la Chambre de Commerce du Cap et un des députés de Saint-Domingue à l'Assemblée Nationale, et de Thérèse Marguerite Canivet[4]. Ils sont les parents de l'ingénieur, physicien et mathématicien français Adhémar Barré de Saint-Venant (1797-1886).

En 1802, il s'adresse à Bonaparte dans un livre consacré à la société de Saint-Domingue[5]. Admis en 1803 à la société d’agriculture du département de la Seine, il lui communiqua plusieurs mémoires sur le code rural, sur la possibilité et sur les moyens d’introduire dans les parties méridionales de l’Europe la culture du coton, du café, de l’indigo et surtout de la canne à sucre. Malgré son âge avancé, Barré devait aller dans le royaume de Naples diriger une plantation de cannes à sucre[2], et les préparatifs de son départ étaient terminés, lorsqu’il mourut au mois de , à 75 ans.

Ouvrages

  • Jean Barré de Saint-Venant, Des colonies modernes sous la zone torride et particulièrement de celle de Saint-Domingue, Éditions Brochot, 1802

Bibliographie

  • Françoise Thésée et Gabriel Debien, Un Colon niortais à Saint-Domingue, Jean Barré de Saint-Venant: 1737-1810, Imprimeries Imbert-Nicolas, 1975.

Notes

Articles connexes

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI