Jean Bastide

homme politique, médecin et résistant français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean Bastide est un homme politique socialiste, médecin et résistant français, né le à Anduze et mort le au Grau-du-Roi.

Élection11 mars 1973
Circonscription2e du Gard
LégislatureVe (Cinquième République)
Groupe politiquePSRG
Faits en bref Fonctions, Député français ...
Jean Bastide
Illustration.
Fonctions
Député français

(5 ans)
Élection 11 mars 1973
Circonscription 2e du Gard
Législature Ve (Cinquième République)
Groupe politique PSRG
Prédécesseur Jean Poudevigne
Successeur Bernard Deschamps
Conseiller général du Gard

(5 ans, 11 mois et 28 jours)
Élection 1 octobre 1967
Réélection 15 mars 1970
Circonscription Canton d'Aigues-Mortes
Prédécesseur André Fabre
Successeur Sodol Colombini

(15 ans, 8 mois et 11 jours)
Élection 30 septembre 1945
Réélection 27 mars 1949
14 octobre 1951
24 avril 1955
27 avril 1958
Circonscription Canton d'Aigues-Mortes
Prédécesseur Jean Tourette
Successeur André Fabre
Maire du Grau-du-Roi

(18 ans)
Prédécesseur Belsamond Ramain
Successeur Étienne Mourrut
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Anduze (France)
Date de décès (à 91 ans)
Lieu de décès Le Grau-du-Roi
Nationalité Française
Parti politique PSA (1958-1960)
PSU (1960-1962)
SFIO (1933-1958)/(1962-1969)
PS (1968-1998)
Père Rossel Bastide
Mère Victoire Soulier
Fratrie Maurice Bastide, Renée Bastide, Marguerite Bastide
Conjoint Solange Boussemart (1930) - Julia Goncalves (1986)
Profession Médecin
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Biographie

Il est issu d'une famille d'instituteur protestants. Son père, Rossel Bastide, meurt en 1915, lors de la Première Guerre mondiale[1]. Il est le frère de Maurice Bastide.

Il entre au lycée de Nîmes puis fait des études de médecine. Il devient dès 1933 directeur du Centre héliomarin du Grau-du-Roi.

La même année, il adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) et est initié à la loge l'Écho du Grand Orient de Nîmes. Avec Léon Blum, il est l'un des partisans de la guerre, s'opposant aux pacifistes, nombreux à la SFIO.

Il s'engage dans la Résistance dès 1940, participe à la création de l'Armée secrète et prend la tête de la direction départementale des Mouvements unifiés de la Résistance (1943-1944). Il est membre du Comité départemental de Libération[2]. Il fut également chargé par le Comité local de Libération d'organiser la médecine dans le maquis.

Aux cantonales de 1945, il est élu conseiller général du canton d'Aigues-Mortes. Il est réélu en 1949 et 1955, mais est battu aux élections de 1961 par André Fabre. Il est alors à l'origine de Port-Camargue, qui deviendra le plus grand port de plaisance d'Europe.

Favorable à la reconnaissance du « fait national algérien », il s'oppose à la politique du gouvernement de Guy Mollet. Il milite pour le « non » au Référendum de 1958 et est un membre fondateur du Parti socialiste autonome (PSA), dont il sera responsable départemental et fédéral. Il rejoint ensuite le PSU : il est secrétaire de la fédération gardoise (1960-1962) et membre du comité politique national. Mais il claque la porte et revient à la SFIO en 1962. Au Congrès d'Épinay, il soutient la motion Mermaz ; il est ensuite nommé premier secrétaire du PS dans le Gard.

Il est élu maire du Grau-du-Roi en et le restera 18 ans, jusqu'en 1983.

Il est élu député de la deuxième circonscription du Gard en 1973, en écartant au premier tour Bernard Deschamps et en battant au second tour le sortant Jean Poudevigne. Son suppléant est Jean Carreyron, maire de Sauzet et conseiller général du canton de Saint-Chaptes. Il le reste jusqu'en 1978, date à laquelle Bernard Deschamps lui succède.

Mandats

Distinctions

Œuvre

  • Profession de foi d’un enfant du siècle, La Mirandole, 1995

Références

Annexes

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