Jean Bienvenue

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Premier ministreRobert Bourassa
PrédécesseurRaymond Garneau
Jean Bienvenue
Fonctions
Ministre de l'Éducation du Québec
Premier ministre Robert Bourassa
Gouvernement Gouvernement Bourassa
Prédécesseur Raymond Garneau
Successeur Jacques-Yvan Morin
Ministre de l'Immigration du Québec

(3 ans, 11 mois et 5 jours)
Premier ministre Robert Bourassa
Gouvernement Gouvernement Bourassa
Prédécesseur François Cloutier
Successeur Lise Bacon
Député à l'Assemblée nationale du Québec[1]
Assemblée législative, jusqu'en 1968

(3 ans et 17 jours)
Circonscription Crémazie
Prédécesseur nouvelle circonscription
Successeur Guy Tardif

(7 ans, 4 mois et 24 jours)
Circonscription Matane
Prédécesseur Jacques Bernier
Successeur Marc-Yvan Côté
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Québec (Canada)
Date de décès (à 90 ans)
Lieu de décès Québec (Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti libéral du Québec
Père Valmore Bienvenue
Diplômé de Université Laval
Profession Juge
Avocat

Jean Bienvenue (né le à Québec et mort le dans la même ville), est un homme politique et un juge québécois.

Destitution

Avocat de formation, Jean Bienvenue est le fils de l'avocat et homme politique Valmore Bienvenue.

De 1966 à 1976, il est député à l'Assemblée nationale du Québec, d'abord dans la circonscription de Matane (1966-1973), puis dans celle de Crémazie (1973-1976). Nommé ministre d'État dans le cabinet de Robert Bourassa le , il devient ministre de l'Immigration le , avant de passer à la tête du ministère de l'Éducation le [2].

Défait avec son parti lors de l'élection de 1976, Jean Bienvenue choisit de retourner à l'exercice du droit. Il est juge à la Cour supérieure du Québec (district de Québec) du au [2].

Jean Bienvenue est mort à Québec, le , à l'âge de 90 ans[2].

En 1996, le juge Bienvenue fait scandale par une déclaration misogyne faite dans un jugement. Lorsqu'une femme qui a assassiné son mari en lui tranchant la gorge avec une lame de rasoir reçoit du jury un verdict de meurtre au deuxième degré (au lieu de meurtre au premier degré), il exprime son désaccord et réagit en infligeant une peine de quatorze ans ferme alors que le jury avait recommandé la clémence du juge et une libération conditionnelle après dix ans. Dans son jugement le juge écrit : « [...] lorsque la femme s'élève dans l'échelle des valeurs de vertu, elle s'élève plus haut que l'homme [...], mais [...] lorsqu'elle décide de s'abaisser, la femme, elle le fait hélas! jusqu'à un niveau de bassesse que l'homme le plus vil ne saurait lui-même atteindre. [...] même les nazis n'ont pas éliminé des millions de Juifs dans la douleur ou dans le sang. Ils ont péri sans souffrance dans des chambres à gaz[3]. »

Devant le tollé que suscitent ces propos, les deux ministres de la Justice (Allan Rock à Ottawa et Paul Bégin à Québec) demandent au Conseil de la magistrature de faire enquête.

D'autres propos misogynes du juge seront mis au jour durant le procès en destitution. Diane Lemieux, porte-parole du Regroupement québécois des centres d'aide et de lutte contre les agressions sexuelles (CALACS), en profite pour dénoncer les dures épreuves que doivent traverser les femmes qui osent porter plainte pour agression sexuelle[3]. C'est une des premières fois que ce problème est étalé au grand jour.

Loin de faire amende honorable, Jean Bienvenue a soutenu même après son procès que ce qu'il avait dit à propos des femmes faisait partie « de vérités qui n'ont pas d'âge[3] ». Le Conseil de la magistrature recommandera au Parlement la révocation du juge, mais celui-ci démissionnera avant.

Le paraîtra dans Le Soleil le témoignage d'une ancienne secrétaire de juge ayant été victime de manipulations à connotation sexuelle de la part de ce dernier[4]. Dans son autobiographie, l'ex-journaliste Christine St-Pierre affirme qu'il s'agissait du juge Bienvenue[3].

Le mythe de la taxe de bienvenue

Notes

Références

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