Maison-mère de la congrégation des Sœurs de la charité de sainte Anne à Saragosse.
Il naît dans une famille profondément religieuse le à Terrades dans la province de Gérone. À 20 ans, il s'inscrit à la faculté de philosophie de l'Université de Huesca(es) dont il sort diplômé en 1792. Il remporte le concours de professeur de grammaire, mais il abandonne son poste pour devenir prêtre[1].
Il est ordonné à Lérida en 1799. En 1804, il demande son intégration dans le diocèse de Barcelone car il est nommé chapelain par le conseil d'administration de l'hôpital Santa Cruz. Dans ce dernier se trouve une association d'infirmières qui soignent gratuitement les malades. Parmi elles, Marie Rafols, qui désirent consacrer sa vie pour ceux qui souffrent. La direction de l'hôpital Nuestra Señora de Gracia de Saragosse, alors l'un des plus grands d'Europe, apprend l'existence de cette association et demande à l'hôpital de Barcelone un groupe de ces infirmières pour leurs patients[2].
Le , un groupe de douze frères et douze sœurs arrivent à Saragosse avec le Père Bonal, et ils prennent en charge les services de l'hôpital Notre-Dame de Grâce[3]. Après quatre ans, les frères se retirent en raison de nombreuses difficultés et du travail excessif accompli lors du Premier siège de Saragosse en 1808; seules les femmes dirigées par Marie Rafols restent[4]. Après la retraite des Français en 1813 et l'incendie de l'hôpital de Saragosse en 1814, qui laisse le bâtiment en ruines, le Père Jean consacre le reste de sa vie à tenter de recueillir des dons de ville en ville pour faire restaurer l'hôpital. Le , Il fonde avec Marie Rafols la congrégation des Sœurs de la charité de sainte Anne pour s'occuper des soins aux malades[5]. Il rencontre de nombreuses difficultés dans sa quête de fonds mais rien ne lui fait abandonner sa mission[2].
Il meurt au sanctuaire de Notre-Dame de la Salz le [6]. Ses restes reposent dans la chapelle de la maison-mère des Sœurs de la charité de sainte Anne à Saragosse. La cause de sa béatification est présentée le . Il est reconnu vénérable le par le pape Benoît XVI[2].