Jean Carteron

ingénieur français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean Carteron, né le dans le 14e arrondissement de Paris et mort le à Rueil-Malmaison, est un acteur de l'histoire des télécommunications et de l'informatique en France, fondateur de la SSII Steria.

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Jean Marie Alfred CarteronVoir et modifier les données sur Wikidata
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Jean Carteron
Jean Carteron (1926-2011), fondateur de Steria
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Biographie

Famille et formation

Jean Marie Alfred Carteron naît le dans le 14e arrondissement de Paris du mariage de Léon Carteron, négociant en peaux, et de Marthe Dauvergne[1].

Jean Carteron dans l'annuaire de la promotion 1945 de l'Ecole polytechnique.

Après des études secondaires à l'école des Francs-Bourgeois à Paris, il poursuit des classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Saint-Louis (1942-1945) et intègre l'École polytechnique (promotion 1945)[2]. Il suit ensuite les cours de l'École nationale supérieure des télécommunications dont il sort diplômé en 1950[3].

Le 3 octobre 1949, il épouse Nicole Mounier[a]. De ce mariage, naissent quatre enfants (Dominique, Isabelle qui épousera Jacques Pantin, Florence et Paul)[1].

Carrière professionnelle

Jean Carteron commence à travailler dans le secteur public, d'abord au sein de l'administration des PTT (1950-1952) : au Service des recherches et du contrôle technique (SRCT) et au Centre national d'études des télécommunications (CNET), puis à la Direction des études et recherches de l'EDF (1953-1962), où il crée l'un des premiers et plus importants centres de calcul et le département informatique[3],[5].

Il rejoint ensuite le secteur privé. Entre 1963 et 1969, il dirige la Société d'analyses et de conception de systèmes (SACS) au sein du groupe SEMA. En , il crée la Steria (Société d'étude et de réalisation en informatique et automatisme)[6],[7]. Il quittera la présidence de la société en janvier 1993, tout en en conservant la gérance, ainsi que la présidence du conseil de surveillance de Soderi[8]. En 2007, il quitte sa fonction de gérant et sa qualité d'associé commandité de Groupe Steria[9].

Autres engagements

Il est l'un des fondateurs en 1957 de l'Association française de calcul (AFCAL, qu'il préside à deux reprises)[10] et de sa revue Chiffres, très actif au sein de l'International Federation for Information Processing (représentant français jusqu'en 1981, secrétaire général et trésorier entre 1965 et 1969)[3] et le premier président de l'Association pour l'histoire des télécommunications et de l'informatique (AHTI, 2000-2004)[11],[12]. Il contribue à la création et à la consolidation de Syntec Informatique dans les années 1970[3].

Mort

Jean Carteron meurt le à Rueil-Malmaison[13],[14].

Publications

En , à l'occasion du 30e anniversaire de Steria, Jean Carteron revient sur l'histoire de l'entreprise en publiant Steria, 30 ans de création continue, qui paraît aux éditions Le Cherche midi[15].

Il est l'auteur d'articles scientifiques et historiques : « Calcul analogique ou calcul numérique ? Conflit ou harmonie ? » (Chiffres, vol. II, n°4, 1959, p. 239-248) et « Naissance du calcul électronique en France » (Actes du 1er colloque sur l’histoire de l’informatique en France, Grenoble, INPG, 1988) sont cités par Pierre-Éric Mounier-Kuhn[16]. Ses articles « Naissance du secteur des Sociétés de Services Informatiques (1957-1975) » et « 1950-1980 : les trente années où télécommunication et informatique se sont rencontrées » sont publiés respectivement dans les actes des 2e et 4e Colloques sur l'Histoire de l'Informatique (1990 et 1995), et il est co-auteur de l'introduction des actes du 6e Colloque (2002)[17].

Il publie deux tribunes dans le quotidien Le Monde : « Prenons rendez-vous pour 1990 » le [18] et « Du service informatique à l'ingénierie de systèmes » le [19].

Distinctions

Le , Jean Carteron reçoit le grand prix 1979 de la Société des ingénieurs et scientifiques de France pour l'ensemble de son œuvre[5].

Le , il est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « président-directeur général d’une société ; 47 ans de services civils, militaires et d’activités professionnelles »[20].

Pour approfondir

Bibliographie

Liens externes

Notes et références

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