Jean Clobert

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Jean Clobert, né le à Sclayn (Belgique), est docteur en zoologie, directeur de recherches, ayant intégré le CNRS après ses études à Louvain (Belgique). Il a été à l'origine de la relance de la station d'écologie du CNRS à Moulis (Ariège), et l'a transformée dans un outil de recherche international de premier plan. Il a reçu en 2019 le Grand Prix de la Société française d’écologie et d’évolution conjointement avec Michel Loreau.

Distinctions

Jean Clobert est né le à Sclayn, en Belgique[1] et a soutenu son doctorat en 1981 à l'Université catholique de Louvain (Belgique)[2], sur la dynamique d'une population d'étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris L.)[3]. Il a par la suite occupé les postes suivants[4] :

C'est sous son impulsion[6] que le laboratoire souterrain de Moulis de l'Institut Écologie et Environnement du CNRS est devenu en 2007, une Station d’écologie expérimentale et depuis 2016 la Station d'Écologie Théorique et Expérimentale (SETE)[5] reconnue mondialement comme une référence dans le domaine de l'écologie théorique et expérimentale[2],[7],[8].

Jean Clobert a été directeur ou co-directeur de 28 thèses[11], et sa doctorante, Elvire Bestion, a reçu le Prix « Le Monde » de la recherche universitaire en 2016[12].

Travaux de recherche

Jean Clobert est un chercheur reconnu[10] dans le domaine de l'écologie et de l'évolution. Ses travaux ont permis de mieux comprendre divers aspects de l'écologie des populations et de l'évolution, en particulier en ce qui concerne les mécanismes de dispersion, les dynamiques de population et les effets du changement climatique.

Après son post-doctorat au Département de Zoologie d'Oxford, il a concentré ses recherches sur l'étude de la dispersion, un trait démographique peu connu à l'époque, qui a conduit en 2012 à la publication d'un ouvrage dont il est le premier auteur[13],[14]. Il a cherché à comprendre les motivations derrière la dispersion et a identifié les traits morphologiques, physiologiques et comportementaux des individus qui se dispersent.

Il a développé des modèles statistiques pour estimer les paramètres des populations et a également promu l'utilisation de modèles matriciels pour étudier la dynamique des populations[15]. Ce travail a été l'objet d'un nombre très élevé de citations (5554 dans Google Scholar en [16]).

Jean Clobert a également travaillé sur le polymorphisme de couleur et les stratégies alternatives chez les femelles du lézard vivipare, contribuant à une meilleure compréhension des variations phénotypiques et des stratégies reproductives et apportant des éléments confortant l'effet green-beard[17].

Ses recherches ont par ailleurs particulièrement porté sur les effets du changement climatique[18] et de la fragmentation des habitats[19] sur la survie des espèces, en utilisant entre autres les lézards comme espèce modèle[20]. Ces espèces paient un lourd tribut au réchauffement climatique, et des travaux ont montré dès 2010 que sur une quarantaine de populations suivies dans les Cévennes pendant dix ans, quatre ont disparu à la suite d'épisodes de fortes chaleurs[21]. Sur la base de ses travaux, Jean Clobert a été cosignataire d'une lettre ouverte au président de la République d'alors, où 60 spécialistes de la biodiversité s'alarment de « la disproportion persistante » entre les « grandes menaces qui pèsent sur notre planète » et les réponses apportées jusque là[22].

Principales publications

Notes et références

Voir aussi

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