Jean Daligault

prêtre, et artiste français, résistant From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean Daligault, né le à Caen et mort à Dachau le ( en marge de son acte de naissance), est un prêtre, résistant et artiste français.

Acte de naissance de Jean Daligault (Archives Départementales du Calvados)
Faits en bref Naissance, Décès ...
Jean Daligault
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Biographie

Né à Caen en 1899, Jean Daligault entre au Séminaire de Bayeux après ses études secondaires au Lycée Malherbe. Mobilisé en 1917, il part en Syrie et au Liban où il est instituteur dans une école militaire et travaille pour les services du Chiffre. Il est ordonné prêtre en 1924[1].

Comme prêtre, il est successivement vicaire à Notre-Dame de Vire en 1924, curé d'Olendon en 1930, et curé de Villerville en 1939[1]. C'est aussi un bricoleur et un dessinateur. Comme bricoleur, il construit sa propre voiture, un avion ou un bateau[2]. Comme artiste, il expose notamment au salon des artistes Bas-normands de 1926.

Il voyage beaucoup, entre autres en Allemagne et aux Etats-Unis dans les années 30. Dès , il constitue un petit groupe de résistance avec deux amis de Villerville : l'instituteur Joseph Blanchard, le cafetier Louis Maussant. Ils intègrent l'Armée volontaire, un des premiers réseaux de résistance[3] à l'automne 1940. Il est arrêté en . Victime de la procédure Nacht und Nebel, il est déporté le au SS-Sonderlager d'Hinzert[4]. Après cinq mois de détention, il est transféré dans les prisons de Trèves, Wittlich, et Cologne puis de nouveau à Trèves le . Le , il est jugé et renvoyé à la prison de Trèves. C'est dans cette prison qu'il réalise la majorité de son œuvre[1]. La collection[5] a échappé au bombardement allié et fut retrouvée dans la maison de l’aumônier de la prison.

En dépit du calvaire de sa détention, il arrive à faire preuve d’humour. Il utilise tous les supports à sa disposition: planche de lit, pied de tabouret, lambeaux de papiers journaux… Il confectionne ses pigments à l’aide des couleurs grattées sur les murs de sa cellule.

Transféré à Dachau, il est abattu d’une balle dans la nuque, la veille de la libération du camp.

Près de 200 de ses œuvres sont ramenées en France par l'abbé Joseph de la Martinière[6]. Il laisse derrière lui une collection importante de dessins, de peintures et de sculptures [7]. La Légion d'honneur, réclamée à titre posthume, lui fut refusée…[réf. nécessaire] Une salle lui est consacrée au Musée de la Résistance & de la Déportation de Besançon, dans l’enceinte de la citadelle de Besançon.

Notes et références

Voir aussi

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