Jean Dard est un instituteur français (né le à Maconge (Côte-d'Or) et mort le (à 44 ans) à Saint-Louis du Sénégal. Il a ouvert la première école d’Afrique noire francophone, à Saint-Louis, au Sénégal, en 1817. Il est l'auteur du premier dictionnaire de français-wolof et français-bambara, ainsi que d'une grammaire de wolof.
Enfance et formation
Jean Dard a pratiqué, dans l'école qu'il a fondée à Saint-Louis, ce qu’on appelle à cette époque «l’enseignement mutuel»[1] se référant notamment aux écrits de l'abbé Gaultier (~1746 - 1818)[2]. Un des avantages de cette méthode pédagogique est de permettre à un seul enseignant de former de très nombreux élèves à la fois.
Il est le cinquième des six enfants de Denis Dard, manouvrier, et Anne Bourrelier.
Il étudie, entre autres, à Autun, au petit collège de garçons annexé à l'école populaire gratuite instituée par Anne Marie Javouhey
Vie de famille
En 1817 il épouse, « à la mode du pays », une signare, Marie Laisné, dont il aura un fils, Théodore-Auguste.
Le il se marie avec Charlotte Adélaïde Picard, témoin oculaire du naufrage de La Méduse. Ils auront trois enfants, nés en 1822, 1825 et 1827.
Décès
Jean Dard meurt le à Saint-Louis, rue de l'Hôpital. Son épouse et ses trois enfants furent rapatriés aux frais de la Colonie.
Œuvres
Jean Dard, Dictionnaire français-wolof et français-bambara, suivi du dictionnaire wolof-français, Paris, Imprimerie royale, , 300p. (lire en ligne).
Jean Dard, Grammaire Wolofe: ou méthode pour étudier la langue des noirs qui habitent les royaumes de Bourba-Yolof, de Walo, de Damel, de Bour-Sine, de Saloumé, de Baolé, en Sénégambie; suivie d'un appendice, Paris, Imprimerie royale, , 213p. (lire en ligne).
Joseph Gaucher, Les débuts de l'enseignement en Afrique francophone: Jean Dard et l'école mutuelle de Saint-Louis du Sénégal, éditions Le Livre Africain, Paris, 1968, 199 p.
« Jean Dard (1789-1833) », in Hommes et destins: dictionnaire biographique d'outre-mer, Académie des sciences d'outre-mer, 1975, vol. 5, p.152-154