Jean Drouilly
sculpteur français
From Wikipedia, the free encyclopedia
Biographie
D’une famille d’artisans, dont le père exerçait la profession de menuisier[1], Drouilly vint s’établir à Paris dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Reçu, le , membre de l’Académie de Saint-Luc, il en fut nommé, par la suite, juré. Le , il perdit sa femme, qui fut inhumée en la paroisse Saint-Paul. À partir de cette époque jusqu’en , il exécuta différents travaux pour le palais du Louvre, pour l’église des Invalides et pour les châteaux de Versailles, de Trianon, de Clagny, de Marly et de Saint-Germain-en-Laye.
Suivant Piganiol de la Force, Drouilly sculpta, vers 1678, le tabernacle du grand autel de l’église du couvent des Grands-Augustins. Nommé sculpteur du roi, iI concourut, avec d’autres artistes, à l’embellissement du château de Versailles, pour lequel il sculpta en marbre le Poème héroïque, personnifié par Louis XIV sous les traits d’un jeune héros couronné de lauriers, tenant une trompette à la main ; deux beaux vases en marbre blanc placés au Point du jour et dans l’allée du Tapis vert, côté nord, dont l’un est appelé le vase aux soleils[2]. Il fit, en 1664, le nouveau crucifix posé la semaine d’avant Pâques pour la paroisse de Saint-Paul à Paris, où il résidait.
Florent Le Comte a écrit à son sujet :
« il fut un des bons sculpteurs de la communauté des maitres, dont il passa les charges de bonne heure ; sa belle entente pour les ouvrages et figures de marbre et de pierre, le fait distinguer dans ce qui parait en plusieurs maisons religieuses de Saint-Denis et plusieurs autres lieux où il a fait des épitaphes et différents morceaux d’ouvrages ; il a eu l’honneur d’être occupé pour le roi, à une figure en marbre représentant le poème héroïque, et à un grand vase aux soleils ; ses ouvrages sont au nombre de ceux qui font l’ornement de Versailles[3]. »
Drouilly est mort brusquement, âgé de 57 ans, enlevé en plein talent par une fièvre[3].