Jean Girard (poète)
From Wikipedia, the free encyclopedia
Dijon
Dijon
| Alias |
Jean Girard d'Auxonne, Iohannis Girardus Divionensis |
|---|---|
| Naissance |
Dijon |
| Décès |
Dijon |
| Pays de résidence | France |
| Profession |
Avocat |
| Activité principale |
Poète |
| Langue d’écriture | Latin, français |
|---|---|
| Genres |
Poésie |
Œuvres principales
Nova novem sororum Metamorphosis, Stichomatia, Epigrammatῶν legalium liber facetissimus
Jean Girard ou Ioannis Girardus Divionensis en latin, né en 1514[1] (ou 1518[2]) à Dijon et mort en 1586 à Dijon, est un poète néo-latin et français.
Jean Girard est issu d'une famille connue et notable de l'actuelle Côte-d'Or : son père, Jean Girard comme lui, fut maire d'Auxonne, et en outre un oncle, Jacques Girard était conseiller au Parlement de Bourgogne[3].
Par son mariage, il fut associé à une autre famille connue en Bourgogne, les Grostet, lesquels ont également eu des fonctions importantes à Dijon, Chalon-sur-Saône et à Beaune[4].
Pierre Turrel fut l'un de ses maîtres durant les jeunes années du poète[5].
Jean Girard a poursuivi ses études à Dôle où il s'est formé en droit et a été reçu docteur en 1547[6]. Pour des raisons peu claires mais indépendantes de sa volonté, il a été contraint de retourner à Auxonne ensuite. C'est dans ces circonstances qu'il a composé son premier poème, une épopée en trois chants, La Nouvelle Métamorphose des neuf Soeurs (Nova novum sororum Metamorphosis) qu'il a publié en 1550 chez un éditeur lyonnais, Fradin. Cette publication survient un an après avoir été reçu au barreau de Dijon.
Dans ces circonstances, il écrit à des proches, des "personnes qui pouvaient lui être de quelque utilité[7]", pour qui il composa un certain nombre de poèmes.
Il fut lié d'amitié à Barthélemy Aneau, lequel compose une apologie que Jean Girard inclut dans son recueil Stichomathia, en 1552.
L'originalité de son oeuvre réside essentiellement dans sa composition poétique néo-latine qui est absolument liée à son métier d'avocat : c'est pour cette raison qu'il voulait écrire "une nouvelle méthode pour l'étude du droit[8]", finalement avortée, et qui a laissé place à son Epigrammatῶn legalium liber facetissimus.
Outre son œuvre écrite en latin, il compose quelques ouvrages en français, assez peu diffusés, comme le furent ces textes latins.
Jean Girard fait aujourd'hui l'objet d'un travail de traduction et de mise en lumière[9] sous l'impulsion de Sylvie Laigneau-Fontaine, professeure de langue et littérature latines à l'Université de Bourgogne pour son projet Burgundia Humanistica[10].
Œuvres principales
- Nova novem sororum Metamorphosis (La Nouvelle Métamorphose des neuf Sœurs), 1550
- Stichostratia, 1552
- Poemata, Stichostratia, Epinikia Graecorum Carminum, Metamorphosis novem sororum, 1558
- Chants du premier avènement de Jésus-Christ
- Plusieurs chansons de Carême, 1560
- Epigrammatῶν legalium liber facetissimus, 1576
