Jean Goudezki

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Nom de naissance
Édouard GoudezVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Jean GoudezkiVoir et modifier les données sur Wikidata
Jean Goudezki
Jean Goudezki vers 1900.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Édouard GoudezVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Jean GoudezkiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour

Jean Goudezki (de son vrai nom Édouard Goudez), né le à Louvignies-Bavay (Nord) et mort le dans la même ville[1], est un poète et chansonnier français.

Né en 1866, Jean Goudezki fait ses études à Valenciennes puis déménage à Paris pour étudier le Droit[2]. Il se fait connaître pour avoir composé le premier sonnet holorime : Invitation (1892). Il fréquentait Le Chat noir, cabaret parisien où se réunissaient entre autres Alphonse Allais, Jean Richepin, Raoul Ponchon, Charles Cros, Jehan-Rictus, Maurice Rollinat et Aristide Bruant. Il est l'auteur de Hercule ou La Vertu récompensée, d'un recueil de poèmes intitulé Les vieilles histoires qui parut en 1893 aux éditions Ondet sous une couverture d'Henri de Toulouse-Lautrec et de Les Montmartroises : poésies et chansons édité en 1899.

Antidreyfusard et antisémite, il collabore à La Libre Parole, à L'Antijuif et écrit des poèmes et des livres contre les juifs

Jean Goudezki est aussi connu pour être le seul auteur de chansons des années 1890 à être ouvertement critique de la colonisation[3]. Cela est frappant notamment dans son recueil Chansons de lisières (1895), où la chanson "La Soumission de Béhanzin"[4] dénonce ironiquement la défaite du roi du Dahomey en 1894 face aux troupes françaises de colonisation, ce qui est une manière pour Goudezki de réécrire le fameux discours d'adieu[5] que ce roi fit lors de sa reddition, en .

Son poème holorime

Invitation

Je t'attends samedi, car Alphonse Allais, car
A l'ombre, à Vaux, l'on gèle. Arrive. Oh ! la campagne !
Allons — bravo ! — longer la rive au lac, en pagne ;
Jette à temps, ça me dit, carafons à l'écart.
Laisse aussi sombrer tes déboires, et dépêche !
L'attrait (puis, sens !) : une omelette au lard nous rit,
Lait, saucisse, ombre, thé des poires et des pêches,
Là, très puissant, un homme l'est tôt. L'art nourrit.
Et, le verre à la main,  t'es-tu décidé ? Roule 
Elle verra, là mainte étude s'y déroule,
Ta muse étudiera les bêtes ou les gens !
Comme aux dieux devisant, Hébé (c'est ma compagne)...
Commode, yeux de vice hantés, baissés, m'accompagne...
Amusé tu diras : « L'Hébé te soûle, hé ! Jean ! »

Sources

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI