Jean Gouttefangeas

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Décès
Sépulture
Cimetière de La Chabasse (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean Claude Gouttefangeas
Jean Gouttefangeas
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière de La Chabasse (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean Claude Gouttefangeas
Surnom
Imagier de l’Auvergne
Pseudonyme
G d'OVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Coiffeur, photographe, éditeur de cartes postalesVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Unité
Grade militaire
Conflit

Jean Gouttefangeas, né le à Olliergues (Puy-de-Dôme) et mort le dans la même commune, est un coiffeur, photographe et éditeur de cartes postales français.

Actif dans son village natale, il est surtout connu pour avoir développé la marque G. d’O., sigle renvoyant à « Gouttefangeas d’Olliergues », sous laquelle furent diffusées de nombreuses vues de l’Auvergne et du Livradois-Forez. Il est l’un des photographes régionaux les plus représentatifs de la première moitié du XXe siècle[1],[2].

Origines et formation

Jean Claude Gouttefangeas, fils de Claude Gouttefangeas (1845-1907), facteur des postes et de Claudine Chabrier (1852-1898), afficheuse municipale[3], naît à Olliergues le [4]. Cadet de deux fils, son frère unique Jean Barthélémy Alexis, marié en 1902 à Antoinette Franc et ferblantier de profession, décède le à seulement 30 ans, sans postérité [5],[6]

Rien, dans ses débuts, ne le destine d’abord à la photographie : il exerce en effet le métier de coiffeur dans son village natal avant de se tourner vers l’image au début du XXe siècle. Cette reconversion lui fait passer d’un métier artisanal de proximité à une activité photographique appelée à rayonner bien au-delà d’Olliergues, tout comme ses collègues exerçant dans la vallée à la même époque : Marius Force, Jean Lebon,... Le déclenchement de cette vocation lui advient après qua sa cousine lui fasse prêt d’un appareil photographique[7],[8].

D’abord ajourné en 1903 en raison de sa constitution jugée trop fragile, il est reconnu apte au service militaire dès l’année suivante. Affecté au 92e régiment d’infanterie stationné quartier d'Assas à Clermont-Ferrand, il y réalise des clichés de la vie quotidienne au sein de la caserne et commence parallèlement à éditer des cartes postales. Il est nommé soldat de première classe le [9].

Appelé comme réserviste au début de la Première Guerre mondiale, il est mobilisé le , mais son état le rend impropre au service en campagne, notamment en cause une « cardiopathie légère ». Il est versé dans le service auxiliaire en septembre 1915 et y sera maintenu pour cause de « bronchite chronique ». Il met alors à profit ses compétences de chimiste et son savoir-faire de photographe au camp militaire des Gravanches, près de Clermont puis passera au 13e escadron du train en au sein du groupe des travailleurs du parc d'artillerie, jusqu'en [1].

Il épouse le à Olliergues, Marie Jeanne Chalet (1897-1990)[10],[4].

Photographe, éditeur et « imagier de l’Auvergne »

Logo « G. d’O. »

Revenu à Olliergues, il développe son activité sans quitter son ancrage villageois. En quelques années, sans s’éloigner de son village, il donne de l’importance à son affaire et impose la signature « G. d’O. » comme une véritable marque régionale. Cette appellation, abrégée de « Gouttefangeas d’Olliergues », devient progressivement identifiable sur de nombreuses cartes postales consacrées à l’Auvergne[11].

Son activité s’inscrit dans l’essor de la carte postale illustrée à la Belle Époque. En photographiant et en diffusant des vues locales, il se situe à la fois comme témoin de son territoire et comme acteur d’un marché éditorial en pleine expansion. La société clermontoise « Veuve Durand et Cie » exploita des clichés de photographes indépendants et eut recours à Gouttefangeas comme photographe attitré, ce qui aurait contribué à élargir encore la diffusion de ses images[12],[13].

Bien qu’installé à Olliergues, Jean Gouttefangeas ne limite pas son regard à sa seule commune. Il est attribué à « G. d’O. » ou à Jean Gouttefangeas des vues anciennes de Thiers, de Clermont-Ferrand et d’autres localités auvergnates. Il est l’auteur de nombreuses cartes postales en Livradois-Forez, montrant que son champ d’activité s’étendait à une part plus large du Puy-de-Dôme[14],[15]. Ses clichés documentent aussi bien les bourgs et les paysages que les monuments, les voies de communication, certains sites industriels ou des ensembles urbains. Cette diversité explique qu’il soit régulièrement présenté non comme un simple photographe local, mais comme un véritable « imagier de l’Auvergne »[11],[16]

Jean Gouttefangeas meurt le à Olliergues. Il est inhumé dans ce même village au côté de sa famille[17].

Postérité

Galerie

Notes et références

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