Jean Guillaume Chabalier
personnalité politique française
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Guillaume Chabalier est un homme politique français né le au Puy-en-Velay (Haute-Loire) et mort le au Puy-en-Velay (Haute-Loire).
| Député français | |
|---|---|
| Maire du Puy-en-Velay |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Père |
Jean-Pierre Chabalier |
| Mère |
Marie Catherine Legal |
| Conjoint |
Marie-Thérèse Béchétoille |
| Distinction |
|---|
Biographie
Famille
Issu d'une famille du Puy-en-Velay[1], Jean-Guillaume Chabalier est né le [1] au Puy-en-Velay, fils de Jean-Pierre Chabalier, négociant et de Marie Catherine Legal[2]. Il épouse Thérèse Béchétoille, fille de Jean-Baptiste Béchetoille, négociant et consul d'Annonay[3].
Carrière politique
Négociant drapier, il est élu consul du Puy-en-Velay dès 1786. Membre du Collège électoral de la ville, il est successivement juge puis président du Tribunal de Commerce de Haute-Loire, conseiller municipal, président du Conseil d'arrondissement, de la Commission des Hospices et administrateur de l'Institut des Sourds et Muets.
Il est élu député royaliste de la Haute-Loire pour le canton de Brioude, près la chambre des députés de 1820, battant le baron Jean Grenier[4] puis remportant les élections à 161 voix contre 130 pour le parti libéral représenté par le marquis Georges de Lafayette. Il reportera durant sa députation des discours pour l'allègement des octrois et autres projets de lois, siégeant à droite, parmi le groupe dit des "ultra" et soutenant les gouvernements de Restauration[5].
Réélu conseiller municipal en 1824, il soutient en 1830 l'Adresse des 221 puis est nommé maire du Puy-en-Velay par ordonnance royale du 11 août 1835, maintenu par ordonnance du 31 juillet 1837.
Il fait partie des personnalités qui soutiennent la création du premier musée du Puy-en-Velay (alors appelé Musée Caroline) qui deviendra le Musée Crozatier et reçoit à cette occasion Charles Crozatier en 1839[6].
On lui doit la création de la première école de Vals-près-le-Puy pour l'instruction des filles ainsi que le financement pour la construction du presbytère du Monteil[7].
Il achète l'ancien monastère des Augustines à Vals-près-le-Puy, rebaptisé « Clos Chabalier » (mairie de la commune de nos jours) dont il remet l'église à disposition des catholiques dès 1800[8]. Il lègue son domaine de Saint-Sauveur-Beaurepaire et celui de la Menasseire aux Jésuites.

Il est l'un des membres fondateurs de la Société libre d’agriculture de Haute-Loire (1799), devenue Société académique du Puy et fait partie des sociétaires fondateurs de la Compagnie Méridionale d'Assurances en 1824.
Il meurt en son hôtel, au Puy-en-Velay, le . Ses funérailles se déroulent en l'Église du Collège du Puy-en-Velay, célébrées par Jacques-Maurice de Bonald évêque du Puy[9]. Il est inhumé au Puy-en-Velay.
Prises de position
Le , à l'occasion de l'installation de la première municipalité du Puy, Jean-Guillaume Chabalier se présente au balcon de la place du Martouret en habit d'apparat et avant de laisser la place aux nouveaux élus du corps municipal appelle « à toute la reconnaissance du public pour les membres de l’auguste assemblée dont les immenses travaux préparent à la France une prospérité qui sera vraiment son ouvrage ainsi que pour le souverain monarque, Louis XVI, qui a si publiquement manifesté que le bonheur de ses sujets était la seule gloire qu’il désirait et ambitionnait. »[10]
« Les électeurs libéraux du Puy voulaient pour député M. le marquis Georges de Lafayette. Les électeurs royalistes ont nommé un bon et honnête homme, qui avait pour toute recommandation cette probité que la corruption du siècle me force d'appeler antique ; M. Chabalier, excellent royaliste, ne donnera jamais sa voix pour des propositions antimonarchiques. »[11]
« ... nommé consul en 1789, successivement membre ou président du Conseil Municipal, du Tribunal de Commerce, puis député à la Chambre des Représentants, maire de la ville, constamment enfin revêtu de fonctions gratuites, monsieur Chabalier a parcouru une longue carrière administrative entièrement consacrée aux intérêts de son pays natal ; les services éminents qu'il a rendu en 1815 lors de l'invasion des troupes autrichiennes sont encore présents à tous les souvenirs. L'entretien des promenades, des fontaines publiques, la conduite des nouvelles eaux, fondations si précieuses, ont occupé tous les instants de cet honorable magistrat. »[12]
« Il devait à la fortune, à son tempérament et à d’autres impondérables, d’être ce qu’on appelle un modéré. Les régimes passent, les civilisations se succèdent, le modéré est éternel. Il est l’immuable substratum de l’humanité, parce qu’il est l’homme équilibré, l’homme tout court. Jean-Guillaume Chabalier devenu consul du Puy en 1786, 1788, 1790 s’efface pendant la Révolution qui est l’heure des extrémistes et des déséquilibrés. Il est de ceux qui dédaigneux de tous les excès, ont donné trop de gages, tacites ou éloquents, de sagesse et de pondération pour qu’on ose les attaquer de front, et qu’on ne peut attaquer par-dessous, faute de complices ou par crainte d’une réprobation générale. »[13]
Décorations
- Décoration du Lys (1815).
- Chevalier de la Légion d’Honneur (1837).
