Jean Hacken
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Jean Hubert Hacken (Liège, 1890 – 1963) est un architecte belge du XXᵉ siècle, connu pour ses réalisations à Liège et sa participation à la Résistance belge pendant la Seconde Guerre mondiale.
Liège, Belgique
Liège, Belgique
| Jean Hubert Hacken | |
| Présentation | |
|---|---|
| Nom de naissance | Jean Hubert Hacken |
| Naissance | Liège, Belgique |
| Décès | Liège, Belgique |
| Nationalité | Belge |
| Mouvement | Art Déco, Modernisme |
| Activités | Architecte |
| Œuvre | |
| Réalisations | Église Saint-Lambert de Wonck; maisons 36-37 Rue de l’Enseignement, Liège |
| Entourage familial | |
| Père | Theodor Hubert Hacken |
| Mère | Maria Johanna Frisson |
| Compléments | |
| Participant à la Résistance belge pendant la Seconde Guerre mondiale (réseau Comet); arrêté par la Gestapo en mars 1944 et déporté en Allemagne | |
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Biographie
Jean Hubert Hacken est né en 1890 à Liège, fils de Theodor Hubert Hacken et Maria Johanna Frisson[1]. Architecte de formation, il a exercé principalement dans la ville de Liège, où il a conçu plusieurs bâtiments résidentiels et publics. Il fait partie de cette génération d'architectes liégeois qui, aux côtés de figures comme Jean Moutschen, ont transformé le visage urbain de la cité ardente en y important les codes de la modernité internationale. Il résidait au 37 rue de l’Enseignement à Liège, adresse attestée dans les archives communales. Il est décédé en 1963[1].
Style architectural
Le travail de Jean Hacken se distingue par une transition entre l'Art déco géométrique et le modernisme pur. Ses réalisations se caractérisent par :
- L'usage de la courbe (angles de rues arrondis) ;
- Les balcons filants et les terrasses en gradins, caractéristiques du style Streamline Moderne ;
- Un soin particulier apporté à la maçonnerie de briques (briques jaunes ou Belvédère), souvent contrastée par des éléments en béton armé.
Il a également travaillé sur l'architecture religieuse, adoptant un style plus traditionnel ou néo-roman pour répondre aux commandes cléricales.
Œuvres architecturales
Jean Hacken est l’auteur de plusieurs réalisations notables à Liège et dans la région wallonne :
- Église Saint-Lambert de Wonck : reconstruction de la nef et du chœur en 1950 après les destructions de la Seconde Guerre mondiale, attribuée à Hacken[2].
- Église Sainte-Julienne de Liège
- Maison n°32, Quai de l'Ourthe, Liège : résidences privées conçues par Hacken, confirmées par l’Inventaire régional du patrimoine de Wallonie et par les plans officiels communaux, conservés aux archives de la Ville de Liège[3].
- Maison Legrand, n°49 Rue Fond de Coy, Jupille-sur-Meuse : résidence privée de style Art déco tardif conçue pour l'artisan liégeois Jean Legrand.
Activité pendant la Seconde Guerre mondiale
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Hacken participa au réseau Comète, un réseau de résistance belge spécialisé dans l’aide aux aviateurs alliés évadés. Il hébergea et assista plusieurs aviateurs alliés, dont le Lt Bill Turner et un sergent de la USAAF[4],[5]. Son frère, Nicolas Hacken, prêtre catholique, collaborait avec le réseau de résistance pour faciliter l’hébergement et la protection des évadés.
La Gestapo l’arrêta le 2 mars 1944 pour ses activités dans la résistance. Condamné à mort le 21 avril 1944, il fut détenu en Belgique puis déporté en Allemagne le 25 août 1944[5],[6]. Il fut emprisonné dans plusieurs prisons allemandes (Aix-la-Chapelle, Wolfenbüttel) et fut libéré à Brandenburg le 27 avril 1945[4],[6].
