Jean Hellot
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Chimiste, administrateur |
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Jean Hellot, né le à Paris et mort dans la même ville le , est un chimiste et administrateur français, membre de l'Académie royale des sciences et membre du contrôle général des Finances.
Jean Hellot est le fils de Michel Hellot et de Marie-Anne Reynaud [1]. Il a fait ses études dans la maison paternelle. En 1727, il épouse Madeleine Denis, parente de Marie Denis mariée en secondes noces à Claude-Joseph Geoffroy (1685-1752) maître apothicaire, membre de l'académie royale des sciences et de la société royale de Londres. Il est le grand-oncle par alliance de Claude Geoffroy le Jeune (1729-1753).
Journaliste collaborateur de La Gazette[2], Jean Hellot démarre en 1732 (à 47 ans) une carrière scientifique[2]. Il est admis en 1735 à l'Académie des sciences comme adjoint chimiste, devient pensionnaire surnuméraire en 1739 puis membre à part entière en 1743[2].
En 1740, il est nommé inspecteur général des Teintureries du royaume[3] en remplacement de Charles François de Cisternay du Fay[2].
En 1741-1742, il prépare[2] un règlement pour l'exploitation des mines de houille ou charbon de terre, approuvé par arrêt du [4].
En 1752, il est chargé d'améliorer les procédés et techniques de la manufacture de Vincennes. Il crée alors de nouveaux colorants bleus, avec l'aide du chimiste Pierre Joseph Macquer qui travaillait depuis 1749 sur le « bleu de Prusse »[Note 1] et le « rouge cochenille ». Il le prend comme adjoint de 1757 à 1766[Note 2],[5].
Il invente une nuance violacée qui deviendra le rose Pompadour[6].
Ses principales publications concernent la nature du zinc, la préparation du phosphore, l'étude des sels, de l'éther, des encres sympathiques. Il a aussi travaillé à la théorie chimique des teintures, l'exploitation des mines et la métallurgie, et la réforme du système des poids et mesures[2].
Certains travaux de Hellot sont publiés dans le tome 2 des Voyages métallurgiques[7] d'Antoine-Gabriel Jars.