Jean Herbault
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Ancien 2e arrondissement de Paris
Amiens
| Jean Herbault | |
Portrait paru dans Notices biographiques et obsèques de M. Paul Herbault... (voir bibliographie) | |
| Présentation | |
|---|---|
| Nom de naissance | Jean Baptiste Herbault |
| Naissance | Ancien 2e arrondissement de Paris |
| Décès | (à 72 ans) Amiens |
| Nationalité | |
| Activités | Architecte |
| Œuvre | |
| Réalisations |
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Jean Herbault (Paris, - Amiens, [1]), arrivé à Amiens vers l'âge de 26 ans, devint l'un des architectes les plus en vue et les plus prolifiques de son époque au niveau local.
Elève de François-Auguste Cheussey
Né à Paris le [2], d'un père menuisier ébéniste, Jean Herbault arrive à Amiens en 1833 où il loge chez une tante, épouse du commissaire de police. De 1833 à 1844, il est l'assistant de l'architecte départemental François-Auguste Cheussey, comme inspecteur de travaux de la cathédrale. Il collabore à la restauration de la cathédrale et Cheussey le forme au métier d'architecte.
Un architecte reconnu

Dès 1836-1837, Jean Herbault entame sa carrière de bâtisseur. Parmi ses premières réalisations figurent l'hôtel Gédéon de Forceville, à Amiens, et l'église de Bussy-lès-Daours. Fort bien secondé par les frères Duthoit et bénéficiant de nombreuses relations, il connaît un succès rapide et reçoit d'importantes commandes, à commencer par celles des couvents de la Visitation d'Amiens, puis de Boulogne.
Il est nommé architecte des hospices de la ville d'Amiens en 1837, et le demeure jusqu'en 1856, architecte diocésain en 1848 et architecte départemental de fin 1849 jusqu'en 1858. Cette position officielle, une activité débordante et un certain opportunisme lui permettent de tenir un rôle de premier plan dans l'Amiens du Second Empire, en étroite collaboration avec son confrère Natalis Daullé. De grands projets urbanistiques, à la mode haussmannienne, naissent de ces foudroyants succès : un vaste hôtel de ville ouvert sur de grandioses perspectives, le dégagement de la cathédrale avec la rue Robert-de-Luzarches s'ouvrant sur le portail de la Vierge dorée, le projet de grande perspective sur le portail ouest, la rue Allart.
La construction du palais de justice d'Amiens
Cependant, cette carrière trouve à la fois son aboutissement et sa chute dans le long chantier du palais de justice d'Amiens (1868-1880). Face à ce bâtiment complexe, regroupant presque tous les ordres judiciaires, de la justice de paix à la cour d'appel, la formation technique insuffisante d'Herbault, probablement due à des études hâtives, trouve ses limites. Il y commet de graves défauts techniques, notamment dans le calcul des poutres de fer porteuses des planchers des salles des pas perdus ; de section trop faible, elles supportent mal un public nombreux. Il n'est alors plus secondé par les frères Duthoit, qui ont conféré à ses premières réalisations tout leur éclat, et ne l'est plus depuis 1873 par son confrère Natalis Daullé, décédé. Aussi, déjà miné par des chagrins intimes - la maladie mentale de sa fille et la mort précoce de son fils unique, Paul (1848-1876), désespéré par une accumulation de malfaçons, Jean Herbault se jette par une fenêtre de l'aile sud du palais de justice, le . Il est enterré au cimetière de La Madeleine.
