Jean III de Chalon-Arlay

prince d'Orange From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean III de Chalon, dit aussi de Chalon-Arlay, mort à Paris en 1418, est seigneur d'Arlay et par mariage Prince d'Orange (1393). Il est issu de la maison de Chalon-Arlay.

Prédécesseur
Raymond V des Baux (d)
Faits en bref Seigneur d'Arlay (d), 1388-1418 ...
Jean III de Chalon-Arlay
Titres de noblesse
Seigneur d'Arlay (d)
-
Prédécesseur
Successeur
Prince d'Orange
-
Prédécesseur
Raymond V des Baux (d)
Successeur
Biographie
Naissance
Après Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Famille
Père
Mère
Marguerite de Vienne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Marie des Baux (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Louis II de Chalon-Arlay
Alix de Chalon (d)
Jean de Chalon (d)
Marie de Chalon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Conflit
Blason.
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Biographie

Origines

La date de naissance de Jean de Chalon n'est pas connue. Il appartient à la maison de Chalon-Arlay, une tige de la maison de Chalon[1].

Jean est le fils de Louis Ier de Chalon-Arlay ( ), seigneur d'Arguel, Boussey (Boussay), Cuiseaux, L'Isle-sous-Montréal (sur-Serein), Pizy, Vitteaux, et de Marguerite de Vienne († apr. ), dame de Lons en partie (le bourg Saint-Désiré) avec Montmorot et Pymont[2].

Il est le neveu et héritier d'Hugues II, seigneur d'Arlay et de Nozeroy[1].

Mariage et succession du comté de Genève

Son père meurt outre-mer, devant la ville de Mesembria, en 1366, lors de l'expédition du comte Amédée VI de Savoie contre les Turcs et les Bulgares[3],[4]. Jean hérite des possessions de son père, Arlay, Arguel, Cuiseaux[5], et de Vitteaux.

Jean de Chalon est uni par contrat du à Marie des Baux, héritière de la Principauté d'Orange, ainsi que Courthézon, Gigondas, Condorcet et d'autres terres[6]. Elle est la fille de Raymond V ( ), seigneur des Baux et prince d'Orange, et de Jeanne de Genève ( ), fille du comte de Genève, Amédée III[3],[7]. Le mariage a lieu en 1388[6].

Bien que Jeanne ait renoncé à toutes ses prétention sur le comté de Genève, en 1361[8], Jean, en tant que beau-fils, tente de revendiquer cet héritage à la mort du dernier comte, Robert, contestant ainsi l'héritier désigné, Humbert de Villars[3].

Affaire Faguier

Au cours des années 1380, il s'oppose à la politique du duc de Bourgogne, Philippe II de Bourgogne, de réunir le comté de Bourgogne à son duché[9]. Dans ce contexte, il commandite le meurtre de Guillemin Faguier, officier du duc de Bourgogne, le [9], à la Chapelle-d'Huin. À la suite de la mort de son sergent, le duc de Bourgogne qualifie l'acte de « crime de lèse-majesté et demande à au seigneur de Chalon de comparâitre à Dole[9]. Deux ans plus tard, le duc publie une lettre de rémission, où la qualification de l'acte est rendu plus[9].

Héritage d'Arlay

Vers la fin de l'année 1388, il hérite de son oncle Hugues II de Chalon-Arlay[1], chef de nom et d'armes de la famille, de l'ensemble des terres de la branche aînée[4].

Vers 1400, il obtient de son lointain cousin Louis II de Chalon-Tonnerre l'autre partie de Lons (le bourg de Lons), avec Montaigu : la baronnie de Lons est enfin réunie au profit des Chalon-Arlay.

En 1403, ayant connaissance de la lettre que son grand-père, Jean II de Chalon-Arlay, écrivit en 1351 au sujet des serfs de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun et par laquelle son grand-père renonçait au droit qu'il pouvait avoir ès borgeoisies et adveux des hommes de Girolles, il défendit à tous ses baillis, chastelains et officiers, d'en recevoir aucun en bourgeoisie ou aveu[10].

Mort et succession

Jean de Chalon, prince d'Orange, seigneur d'Arlay, rédige son testament le [11],[12]. Il meurt l'année suivante. L'ouvrage Description de la Franche-Comté (1552) mentionnait pour date de sa mort le , à Paris[13]. Il semble mourir de la peste[1].

Son corps est inhumé dans le prieuré Sainte-Catherine-du-Val-des-Écoliers, à Paris[14].

Son épouse, Marie des Baux, meurt en 1417[2].

Son fils aîné Louis II, dit le Bon, lui succède au titre de seigneur d'Arlay et prince d'Orange[15], à partir de 1415[7].

Les successions, tant de leur père que de leur mère, sont toutefois contestées par Jean, son frère, et Alix et Marie, ses sœurs, qui se sentent lésés[2]. Alix, épouse de Guillaume de Vienne, qui avait obtenu en dot une seigneurie, attente un procès contre son frère Louis[2].

Famille

Descendance

Jean de Chalon ( ) épouse en 1388 Marie des Baux ( )[6], dont sont issus :

Filiation

Sceau et armes

Armes des Chalon d'Orange.

Un sceau équestre de 1404 permet de distinguer sur l'écu du chevalier et la housse du cheval les armes des Chalon-Arlay, de gueules à la bande d’or chargé au franc quartier d’une étoile d’azur[16].

Le grand sceau de Jean, selon Gérard Detraz attaché de conservation aux Archives départementales de la Haute-Savoie, réutilise la matrice de son grand-père Jean II de Chalon-Arlay, tout en ayant modifié « la légende et gravure dans le champ des armes d'Orange » (sigilla.org)[17].

Titres

Notes et références

Voir aussi

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