Jean Ier de Neufchâtel-Montaigu

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Date de naissance1378/1379
Date de décès
Lieu de décèsen Terre Sainte
Jean Ier de Neufchâtel-Montaigu
Illustration.
Jean Ier de Neufchâtel in Statut de l'Ordre (La Haye, KB, 76 E 10, fol. 50v)
Biographie
Dynastie Maison de Neufchâtel
Date de naissance 1378/1379
Date de décès
Lieu de décès en Terre Sainte
Père Thiébaut VI de Neufchâtel
Mère Marguerite de Bourgogne
Conjoint Jeanne de Ghistelles
Enfants Thibaud
Antoine
Jacques
Jean
Isabelle
Distinctions Chevalier de la Toison d'or

Jean Ier de Neufchâtel(  en Terre Sainte) est l'un des plus importants militaires et diplomates bourguignons à l'époque des ducs Jean sans Peur et Philippe le Bon. Il est seigneur de Montaigu, Fontenoy-en-Vôge, Amance, Chemilly, Fondremand, Conflans-en-Bassigny, Liesle, Chissey, Buffard, Nanteuil-la-Fosse et Sommeville, etc., Grand Coupeur de France et Capitaine-Général du duché de Bourgogne et du comté libre de Bourgogne. En 1430, il devient membre fondateur de l'ordre de la Toison d'or (diplôme n° 24) - et près d'un an plus tard, en raison d'une bataille perdue, il est le premier à être expulsé de l'ordre.

Origines

Jean de Neufchâtel semble naître aux alentours des années 1378/79[réf. nécessaire]. Il est le fils cadet de Thiébaut VI, seigneur de Neufchâtel († v. ) de la famille noble de Neufchâtel-en-Bourgogne, et de Marguerite de Bourgogne († v. )[1],[2],[3].

Il est le frère cadet de Thiébaut VII ( ) et d'Humbert, évêque de Bâle ( )[4],[3]. Il a également quatre sœurs[1],[3].

Son oncle paternel est le cardinal doyen Jean de Neufchâtel ( )[5].

Héritage

Sa mère est l'héritière de Jean II de Bourgogne ( ), son frère, seigneur de Montaigu, dont l'héritage lui est échu après la mort de sa mère, en 1397, y compris les baronnies de Montaigu, Amance et Fontenoy, les seigneuries de Fondremand et Port-sur-Saône, ainsi que Liesle, Chissey et Buffard dans la vallée de la Loue.

Il est apanagé dans la terre de Montaigu, devenant ainsi l'auteur de la tige des Neufchâtel-Montaigu[1].

En 1400, il reçoit de son père, entre autres, la seigneurie de Nancuise, qu'il échange avec son frère Thiébaut contre Chemilly l'année suivante. En 1418, il acquit les domaines de Conflans du cardinal Louis de Bar et les domaines de Nanteuil-la-Fosse et de Cumy de Bonne de Bar.

Mariage

En , il épouse Jeanne de Ghistelles († entre  et 1431)[6],[2], dame d'Havrincourt, originaire des Pays-Bas bourguignons[7]. Elle est veuve de Jean V de Chalon-Auxerre ( ), seigneur de Châtelbelin, et fille de Jean VI, seigneur de Ghistelles et capitaine général des Flandres[8], et Jeanne de Châtillon[1],[9].

Elle fait entrer dans le mariage la seigneurie de Saint-Lambert dans les Ardennes (Amance Saint Lambert), la terre de Sillery et la vicomté de Bligny[10], qu'elle a héritées de sa mère. Il y a eu des différends avec Louis II de Chalon, comte de Tonnerre, à propos de cette propriété, qui a commencé en 1401 et n'a été réglée qu'en 1421. Le mariage étant resté sans enfant, la propriété est revenue à sa famille après la mort de Jeanne.

Son épouse est inhumée à l'abbaye Notre-Dame de Faverney[9].

Seigneur bourguignon

Jean Ier de Neufchâtel-Montaigu dans Le grand armorial équestre de la Toison d'or. Manuscrit BNF Arsenal 4790.

En 1395, Jean de Neufchâtel participe à la prestation de serment de son père comme administrateur de la Principauté-Evêché de Bâle pour son frère Humbert. En 1400, il était dans l'entourage du duc de Bourgogne, Philippe le Hardi. En 1403, il est nommé échanson du roi de France. En 1408, il est qualifié de chevalier, ayant joué un rôle majeur dans la victoire bourguignonne à la bataille d'Othée. En 1409 il participe au siège de Vellexon, de 1410 à 1412 il est capitaine général de Bourgogne (duché et comté libre). En 1411 et 1412, il combat la rébellion de Louis II de Chalon-Arlay dans le Tonnerrois. En 1413, il commande les troupes bourguignonnes dans l'Artois, de juillet à il mène la défense d'Arras contre les troupes du roi[11]. La paix d'Arras est signée quelques jours après. La même année, il devient conseiller bourguignon, en octobre il est l'un des ambassadeurs dans les négociations avec les Autrichiens, les Wurtembergs et les Suisses, également en 1414 il est fait Gardien de la terre de Luxeuil par le roi de France (il est aussi un gardien des monastères de Faverney et de Calmoutier), l'année suivante il est au concile de Constance. En , le duc le nomma gouverneur du comté libre (il occupa ce poste jusqu'en 1419) ainsi que de Rosemont et de Belfort, et en décembre il fut envoyé à Lyon pour voir le roi allemand Sigismond. En 1416, il devient conseiller et chambellan du roi de France[11]. En 1417, il assiège Nogent et conquiert Châlons-sur-Marne, dont il devient ensuite gouverneur. Après avoir défendu Rouen contre les Anglais, il est nommé grand majordome de France en 1418 (son neveu, Thiébaut VIII de Neufchâtel, est en même temps grand maître de France, de 1418 à 1422) et président de la Cour des comptes en 1419.

À la conclusion du traité de Pouilly-le-Fort () il est de nouveau dans l'entourage du duc et en septembre il est le seul à survivre à l'attentat du pont de Montereau[2], il fait alors partie de ceux qui tuent le duchesse douairière à Troyes, a informé du crime le nouveau duc, à Gand, et sa femme, à Dijon. Ces derniers l'utilisèrent alors comme leur émissaire auprès du roi de France et du cardinal de Bar. En 1420, il participe aux négociations du traité de Troyes (mai) et du mariage de Catherine de France et d'Henri V d'Angleterre (juin). En 1423, il conquiert les places de Champagne détenues par La Hire (Étienne de Vignolles) pour le compte du roi, en 1424, il combat au siège de Nesle en juillet et en octobre contraint La Hire à se rendre à Vitry-le-François. Le duc de Bedford lui donna alors les domaines de Sommeville, Conflans et Vitry-la-Ville.

En , Jean de Neufchâtel devient membre de l'ordre de la Toison d'or[2], fondé à l'occasion du mariage du duc. Il négocie ensuite à Jonvelle et à Lure avec les émissaires du duc de Lorraine et du duc d'Autriche. En juin, il prend part à la campagne de Louis II de Chalon, prince d'Orange, dans le Dauphiné, qui aboutit à la défaite d'Anthon le , qui lui vaudra plus tard l'accusation de fuite par lâcheté. En 1431 il participe encore aux négociations avec les envoyés du duc d'Autriche à Montbéliard et ceux du duc de Lorraine et de Bar à Luxeuil (mais pas à la bataille de Bulgnéville en juillet - ici il est souvent cité avec Jean de Fribourg, comte de Neuchâtel - Jean de Fribourg, comte de Neuchâtel - méprise), mais tomba ensuite en disgrâce à cause des événements d'Anthon et fut finalement expulsé de l'ordre de la Toison d'or le . Il tenta en vain d'annuler l'exclusion au Chapitre de l'Ordre en 1432.

Mort et succession

Après cette défaite définitive, déshonoré, entreprend un pèlerinage en Terre Sainte, au cours duquel il meurt en [1],[8].

Son corps est inhumé à l'abbaye Notre-Dame de Faverney.

Sans enfant de son mariage, il modifie son testament avant son pèlerinage en instituant pour son héritier son petit-neveu, Jean II, fils de Thiébaut VIII[1],[12]. Ce dernier hérite du titre de seigneur de Montaigu ainsi que les armes tout en devant relever le nom de Montaigu[1],[13]. Tous les biens hérités de ses parents et de son oncle maternel retourne à la branche aînée, entre les mains de son autre neveu Thiébaut VIII[14].

Famille

Descendance

En , il épouse Jeanne de Ghistelles[2], dame d'Havrincourt († entre et 1431, inhumée à l'abbaye Notre-Dame de Faverney), fille de Jean VI, seigneur de Ghistelles et capitaine général des Flandres, et Jeanne de Châtillon. Le mariage est resté sans enfant.

Jean de Neufchâtel a cinq enfants illégitimes, dont les deux aînés sont légitimés, en 1424, par Henri VI agissant comme roi de France[1] :

  • avec Isabelle de Villers :
    • Thibaud (* probablement 1396, † 1454), seigneur de Manteuil la Fosse, Chemilly, etc. ; ⚭ (1°) Ameline de Bavans († après 1427), ⚭ (2°, vers 1440) Catherine de Vergy ( ), dont postérité dans le Comté Libre de Bourgogne et Champagne.
  • avec Isabeau de Buissy :
    • Antoine † av. ), seigneur de Sillery ; ⚭ Agnès de Françières († apr. ,
      auteur de la tire de la famille de Rambercourt[1].
  • avec Billacte d'Amance
    • Isabelle († apr. ) ; ⚭ 1453 Henri Brabant de Chaumont ( ).
  • N.N.
    • Jacques († entre /1482), seigneur de Sorans-les-Cordiers ; ⚭ Etiennette de Maissey († apr. )
    • Jean, ⚭ (1445) Agnès de Houdelaincourt.

Ascendance

Armoiries

Notes et références

Voir aussi

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