Le [3], il est élu député du clergé aux États généraux par les sénéchaussées de Toulon, Brignoles et Hyères[4],[5],[8],[7],[1],[2],[3]. Il est le second député élu par le clergé de cette sénéchaussée[7], élu au premier tour du second scrutin[9]. Pourtant, son élection est entachée d'illégalité. En effet, lors de l'assemblée de la sénéchaussée de Brignoles le , il n'avait pas été élu par le clergé comme électeur pour participer à l'assemblée de la sénéchaussée de Toulon. Ce préalable nécessaire non accompli, il n'aurait donc normalement pas pu être élu député aux États généraux[8],[2].
Toutefois, il évolue ensuite la droite[1],[2], comme le montre sa correspondance[2]. Il en arrive à considérer que son serment à la Constitution civile du clergé fait de lui un schismatique aux yeux de l'Église catholique[11]. C'est probablement à cause de ce désespoir né de ses positions politiques précédentes qu'il se suicide le en se jetant par la fenêtre[5],[1],[11] du troisième étage de l'hôtel Royal, 81 rue Saint-Marc à Paris, où il loge[14],[15],[11]. À Barjols, sa mort semble causer de la gêne, puisqu'elle n'est mentionnée ni dans les registres paroissiaux ni dans les délibérations communales[11].
1 2 Liste, par ordre alphabétique de bailliages et sénéchaussées, de MM. les députés à l'Assemblée nationale. 1789, Paris, Baudouin, imprimeur de l'Assemblée nationale, , 79p. (lire en ligne), p.73.
1 2 3 Armand Brette, Les Constituants: Liste des députés et des suppléants élus à l'Assemblée constituante de 1789, précédée d'un avertissement, Paris, Charavay, coll.«Publications de la Société de l'histoire de la Révolution française», , XXXVII-310p. (lire en ligne), p.169.
↑ «Clergé: liste des membres du clergé ayant signé l'arrêté en faveur de la vérification des pouvoirs en commun, lors de la séance du 19 juin 1789», Archives parlementaires de la Révolution Française, vol.8, no1, , p.131–133 (lire en ligne, consulté le ).
↑ «Communes: vérifications des pouvoirs, lors de la séance du 25 juin 1789», Archives Parlementaires de la Révolution Française, vol.8, no1, , p.156–156 (lire en ligne, consulté le ).
↑ «Prestation de serment de trois ecclésiastiques à la constitution civile du clergé, lors de la séance du 28 décembre 1790», Archives parlementaires de la Révolution Française, vol.21, no1, , p.687–687 (lire en ligne, consulté le ).
Détail de la mort tragique d'un député à l'Assemblée nationale qui s'est tué lui-même rue S. Marc, avec la déclaration qu'il a laissé par écrit, Paris, Imprimerie de Laurent, , 8p.
Edmond Poupé, «Lettres de l'abbé Montjallard, curé de Barjols, député à l'Assemblée Constituante», Bulletin de la Société d'études scientifiques et archéologiques de la ville de Draguignan, , p.XCI-CIII (lire en ligne).
Études historiques
Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny (dir.), Dictionnaire des parlementaires français: comprenant tous les membres des assemblées françaises et tous les ministres français depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, t.IV: Lav-Pla, Paris, Bourloton, (lire en ligne), p.418-419.
Octave Teissier, Les députés de la Provence à l'Assemblée nationale de 1789, Draguignan, L. Queyrot, (lire en ligne), p.78-80.
Jules Viguier, La Convocation des États généraux en Provence, Paris, Lenoir, (lire en ligne).