Jean Joujou exerce la profession de cultivateur[3].
Le , il est condamné à un mois de prison pour avoir frappé un brigadier lors d’une action contre le tirage au sort des conscrits[1],[2].
De sensibilité syndicaliste révolutionnaire, il est élu maire d'Aimargues le [2], devenant le «premier maire ouvrier»[4]. Ayant pris part au mouvement local de grève en 1910[4], et à la manifestation à la gare d'Aimargues aux cris de «Vive la guerre!» le , il ouvre également les portes de l'hôtel de ville au comité de grève emmené par Peyre[5]. Il est suspendu de ses fonctions le , après avoir refusé de loger un escadron de gendarmerie, prétextant ne pas avoir «besoin d'eux pour assurer l'ordre public»[5].
Il est finalement révoqué par décret du ministre de l'Intérieur Aristide Briand le [6].
En 1911, il devient secrétaire adjoint du syndicat des travailleurs agricoles d'Aimargues[2].
Il redevient membre du conseil municipal avec l'élection du socialiste Louis Pioch en 1911. Il est élu adjoint[2].
Jacques Durand-Quadri, «Aimargues en rouge et noir», Calades, no65, , p.8-9 (ISSN0180-8923, BNF34354279)., notamment le § «Joujou à nouveau au piquet»
Pauline Cazalis et Frédéric Rousseau (dir.), L'Anarchisme entre lutte sociale et prise de pouvoir: Aimargues (1900-1951 (mémoire de maîtrise en histoire), université Montpellier-III, , «Un maire ouvrier au pouvoir», p.45-52— consultable aux Archives départementales de l'Hérault (cote TAR 668).
«Les socialistes à la mairie: de l'espoir à la déception (-)», dans Jean-Louis Py, Histoire d'Aimargues de 1900 à 1918: la Belle Époque et la Grande Guerre, t. V, 2014, p. 101-115.