D'abord professeur de lettres, il s'investit très vite dans l'exploitation, avec le cinéma Le Palace à Brunoy puis le Buxy à Boussy-Saint-Antoine. En 1991, il rachète avec sa femme Maryse le cinéma Casino, qu'ils agrandiront pour en faire un multiplex de huit salles.
Durant sa carrière, il est également vice-président de l'AFCAE, et vice-président de l'UNIC, l'Union Internationale des cinémas[5]. En 2001, il prend la tête du BLIC, le Bureau de liaison des industries cinématographiques[6]. À ce sujet, Gilbert Grégoire écrit sur le travail de Jean Labé dans son livre Notre cher cinéma, à la conquête du modèle français, 1975-2006[7].
En 2011, l'UNIC lui décerne un Achievement Award[8].
En 2013, Le Film français lui consacre un cahier spécial intitulé Jean Labé: 25 ans d'exploitation racontée (no3524 du )[9]. En avril de la même année, Nicolas Seydoux lui remet la légion d'honneur à la Cinémathèque.
Son rôle a été de défendre les intérêts des exploitants de salles de cinéma, devant les institutions publiques comme privées, ainsi que concilier les intérêts des petites salles avec ceux des grands groupes comme Les Cinémas Pathé Gaumont, CGR, UGC. Il a notamment travaillé sur la chronologie des médias, la loi Hadopi et la transition au numérique[10].