Issu d'une ancienne famille bourgeoise, il est conseiller (1769) puis bourgmestre (-1774 et -1778) de sa ville. En 1789, il est l'un des promoteurs de la révolution liégeoise, où il représente l'aile radicale, et est élu bourgmestre par acclamation populaire. Devant l'intervention des forces impériales, commandant les volontaires franchimontois, il est nommé le , colonel du 2erégiment d'infanterie des troupes liégeoises.
En 1792, s'enrôlant dans l'armée de La Fayette, il commande la Légion liégeoise, formée à Givet. Rentré à Liège avec Dumouriez, il est nommé commandant militaire du Pays de Liège le . Le , c’est comme général de brigade qu’il commande la Légion liégeoise au sein du corps d'armée de Miranda.
Après l’incorporation de la Légion liégeoise dans l’armée française le , il est envoyé à l’armée du Nord. Son grade de général de brigade est confirmé le suivant. Suspendu le , il est arrêté le suivant pour conspiration contre la République. Interné à Saint-Lazare, il est défendu par Robespierre et par son compatriote Bassenge. Libéré, il est de nouveau incarcéré en avril, à la suite d'une altercation avec Jean-Guillaume Brixhe, et ce jusqu'au .
Augustin Gurdal, Jean-Joseph Fyon et son temps, Verviers, P. Féguenne, 1931, 104 p.
«Jean Joseph Fyon, maire et révolutionnaire», in Le Guide 1815, no66, été 2002.
Folklore brabançon, Numéros 258 à 264, Brabant (Belgium). Service de recherches historiques et folkloriques, , p.210.
Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), Paris: Librairie G. Saffroy, 1934, 2 vol., p.477-478