Jean Le Bail
personnalité politique française
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Jean Le Bail, né le à Redon (Ille-et-Vilaine) et mort le à Limoges (Haute-Vienne), est un homme politique français, député de la Haute-Vienne de 1946 à 1958 et sénateur du même département en 1958-1959.
| Jean Le Bail | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Sénateur français | |
| – (10 mois et 18 jours) |
|
| Circonscription | Haute-Vienne |
| Député français | |
| – (12 ans, 5 mois et 24 jours) |
|
| Élection | 2 juin 1946 |
| Réélection | 10 novembre 1946 17 juin 1951 2 janvier 1956 |
| Circonscription | Haute-Vienne |
| Législature | IIe Constituante Ire, IIe et IIIe (Quatrième République) |
| Groupe politique | SOC |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Redon (France) |
| Date de décès | (à 61 ans) |
| Lieu de décès | Limoges (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | SFIO |
| Profession | Professeur de lycée |
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Biographie
Ancien élève de l'École normale supérieure (1924), agrégé de lettres (1927), en 1929, il est nommé professeur au lycée Gay-Lussac de Limoges où il aura notamment Roland Dumas pour élève[1]. Il devient le secrétaire de la fédération socialiste de la Haute-Vienne. Anticommuniste, pacifiste, il resta à l'écart de tout mouvement de résistance durant la guerre, tout comme son ami le maire de Limoges Léon Betoulle, qui vota les pleins pouvoirs à Pétain en 1940.
Il poursuit Georges Guingouin d'une haine tenace et participe copieusement à la campagne calomnieuse contre l'ancien chef du maquis limousin durant les années 1940 et 1950, allant jusqu'à signer des articles vengeurs dans Le Populaire du Centre. En 1947, un jury d'honneur[précision nécessaire] blanchit Le Bail du soupçon d'avoir refusé en 1942 de recueillir chez lui son ancien condisciple de la rue d'Ulm, Jean Cavaillès, alors recherché par la police (Cavaillès, l'un des fondateurs en 1940 du mouvement de résistance « Libération », et qui fut arrêté par la Gestapo en 1943 et fusillé l'année suivante).
Il contribua à la réélection de Léon Betoulle à son ancien fauteuil de maire de Limoges en 1947.
Atteint de la maladie de Parkinson, il prit sa retraite en 1964 et mit fin à ses jours le . Il est inhumé dans le cimetière de Massignac.