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Jean Le Gac

peintre français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean Le Gac, né le à Alès (Gard) et mort le à Neuilly-sur-Seine[1], est un peintre français. Il est l'un des représentants de la nouvelle figuration.

Naissance
Décès
Nom de naissance
Jean Alain Le GacVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Jean Le Gac
Jean Le Gac en 2004.
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Jean Alain Le GacVoir et modifier les données sur Wikidata
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Œuvres principales
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Biographie

Professeur de dessin, Jean Le Gac n'est guère tenté par une carrière conforme aux tendances qui dominent les années 1960, et ses premières activités (promenades, envois postaux) s'affirment en marge des catégories admises, comme celles de Christian Boltanski qu'il connaît depuis 1966.

Passionné de littérature, il en vient à proposer, d'abord dans de modestes cahiers juxtaposant photos et textes également allusifs, le récit des faits et gestes d'un peintre anonyme : ce matériel narratif l'autorise à se définir comme artiste-peintre, projetant ses problèmes, ses doutes et ses humeurs sur son double.

Présenté par Harald Szeemann à la « Documenta V » dans le cadre des Mythologies individuelles, Le Gac est alors intégré dans un Narrative Art aux côtés de Boltanski, Messager ou Jochen Gerz. Son travail rejoint progressivement la présentation classique de la peinture[2] : photos et textes (eux-mêmes photographiés) s'organisent en panneaux encadrés, sans renoncer à l'aspect livresque (Le Peintre de Tamaris, 1989 ; La Biographie (avec peintre et religieuse), 1989 ; Introduction aux œuvres d'un artiste dans mon genre, 1987).

Depuis 1981, il reproduit avec les techniques traditionnelles (fusain, pastels) des illustrations empruntées à la littérature populaire, qui permettent à son personnage de vivre de nouvelles aventures, toutes également stéréotypées, et complète ses images par des objets (machine à écrire, appareil photo, projecteur de cinéma) évocateurs d'une mise en scène ou d'une fiction qui n'en finit pas de mettre en abyme ses procédés : l'œuvre de Le Gac s'élabore sur l'absence d'œuvre de son héros.

« Je ne parviens plus à croire comme certains que l'art moderne fait encore question. Pour moi, l'histoire de l'art moderne a été vite plébiscitée. C'est aujourd'hui une vieille dame assez conformiste qui ressasse ses souvenirs[3]. »

 Jean Le Gac

Œuvres

Expositions personnelles (sélection)

Publications (sélection)

  • Le Peintre de Tamaris près d'Alès. Recueil de photos et de textes : 1973-1978, Crisnée, Yellow Now, 1979
  • Introductions aux œuvres d'un artiste dans mon genre, Arles, Actes Sud, 1987
  • Le Peintre intercalaire, Paris, Deyrolle, 1990
  • Photographies, Neuchâtel, éditions Ides et Calendes, 1998
  • Je t'écris, Paris, éditions Jannink, coll. « L'art en écrit », 1998
  • La Salle des herbiers - Musée, Paris, éditions La Pionnière, 2000
  • Rendez-vous à Thessalonique, Institut français de Thessalonique/AFAA, 2002
  • Et le peintre - Tout l'œuvre roman : 1968-2003, Paris, éditions Galilée, 2004
  • Itinéraires, Paris, éditions La Pionnière, 2008

Distinction

Notes et références

Voir aussi

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