Jean Loustau-Chartez
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| Parti politique |
Parti populaire français (PPF) |
| Membre de |
Waffen-SS, Comité des amis de la Waffen-SS française |
| Grade militaire |
Jean Loustau-Chartez (ou Lousteau), né le à Paris 14e et mort le à Paris 17e[1],[2], est un journaliste, patron de presse, animateur de radio, correspondant de guerre et homme politique français.
Militant à l'Action française avant guerre, il rejoint à la Collaboration en adhérant au Parti populaire français (PPF), en devenant animateur à Radio-Paris et s'engageant dans la Waffen-SS. Libéré en 1952, il devient un influent patron de presse de la 5e République comme rédacteur en chef de la revue Le Spectacle du monde et du journal Valeurs actuelles.
Militantisme collaborationniste
Fils de Jean-Baptiste Loustau-Chartez, employé à la Banque de France, Jean Loustau-Chartez commence sa carrière dans le même établissement que son père et commence à militer dans les rangs des nationalistes de l'Action française[3]. Mobilisé durant la guerre de 39-40, il adhère par la suite à la Collaboration en rejoignant le Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot et en devenant un des plus actifs propagandistes du Comité d'action antibolchévique fondé en 1941 par Louis-Charles Lecoc et Jean Gontier de Vassé. Dans le même temps, il exerce comme journaliste au Cri du peuple, participe à la création du journal hebdomadaire Jeunesse, et rentre à Radio-Paris où il se voit confié une revue de presse[4].
En [5], il décide de s'engager dans la Waffen-SS au sein de laquelle il est promu officier dès son arrivée. Enrôlé dans la SS-Standarte Kurt Eggers (en) (journalistes et correspondants de guerre de la SS), il accompagne la 11e division SS Nordland lors des combats de Narva et en Finlande au début de 1944 puis est décoré de la Croix de fer IIe classe[6]. De retour en France, il participe à la réunion unitaire du Comité des amis de la Waffen-SS française créé par Jacques Doriot le [7] puis part pour couvrir la campagne de Normandie au sein d'une unité allemande, pour le compte du journal Je suis partout[4]. Dans les derniers mois de la guerre, il a trouvé refuge en Allemagne en compagnie de plusieurs anciens membres du PPF comme André Algarron, Pierre-Antoine Cousteau et Jean Hérold Paquis avec qui il anime la station Radio Patrie[8].
Après la guerre, il est emprisonné est condamné à mort par la cour de justice de la Seine, le . Il est cependant gracié par le général de Gaulle[3], qui avait été son colonel au 507e régiment de chars de combat en 1939[6].
Patron de presse après guerre
Libéré en 1952, il devint un célèbre patron de presse durant les décennies 1960 à 1980 (en partie grâce à Raymond Bourgine)[6].
