Jean Martinet (militaire)
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| Décès | |
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| Activité |
Militaire |
| Grades militaires |
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Jean Martinet, mort au siège de Duisbourg le , est un militaire français.
Lieutenant-colonel et inspecteur général, c’est l'un des premiers grands maîtres de la formation militaire moderne.
D’abord capitaine au régiment d’infanterie d’Heudicourt, le , il a servi à la défense de Landrecy. Passé avec sa compagnie dans le régiment de Guyenne le et après avoir servi en Flandre, en Italie et en Catalogne, et s’être trouvé à presque tous les sièges de son temps, il a été créé sergent de bataille, par brevet du [1].
Ayant quitté sa Compagnie, et servir en sa nouvelle qualité au blocus de Paris, siège de Cambray, à la prise de Condé en 1649 au secours de Guise, au siége et à la bataille de Rethel en 1650 et à l’armée de Flandre en 1651, il a levé, par commission du de cette année, une Compagnie franche de chevaux-légers, qu’il a conservée jusqu’à la paix des Pyrénées[1].
Il a participé aux combats de Blesneau, d’Estampes et du faubourg Saint-Antoine en 1652 aux sièges de Sainte-Menehould en 1653, de Stenay en 1054, de Landrecy, de Condé et de Saint-Guilain en 1655, de Valenciennes en 1656, de Montmedy en 1657, de Dunkerque en 1658, se distinguant particulièrement à la bataille des Dunes[1].
Lors de la création par Louis XIV du Régiment du Roi, le , celui-ci a l’choisi lui-même pour en être lieutenant-colonel. En ayant reçu le même jour la commission, il a fait avec ce régiment la campagne de 1664 en Allemagne sous les ordres Pradel, et s’est trouvé au siège d’Erfurt[1].
Présent aux sièges de Tournay, de Douai, de Lille en 1667, il a obtenu le grade de brigadier d’infanterie à la création de ces charges, par brevet du . Après la paix, conclue le , le roi voulant connaitre la situation exacte de toute l’infanterie, l’a nommé, par ordre du de la même année, pour aller l’inspecter dans toutes les places du royaume. Le compte-rendu qu’il en a fait au roi, l’a fait nommer colonel-lieutenant de son régiment d’infanterie sur la démission du marquis de Dangeau, par commission du et l’a créé maréchal de camp par brevet du [1].
C’est en cette qualité qu’il a marché à l’armée de Hollande. L'histoire rapporte qu’il a finalement été tué par des tirs fratricides en menant un assaut lors du siège de Duisbourg[1].