En 1944, Monseigneur Paul Biéchy, alors archevêque de Brazzaville, recherche un confrère pour préparer et faire faire passer le baccalauréat aux séminaristes de Saint Paul de Mbamou, le petit séminaire. Le père Morizur est désigné par le provincial. À la fin du mois d', à l'âge de vingt-cinq ans, il embarque sur le Hogard, et largue les amarres, en direction du Congo. Le capitaine du bateau lui aurait dit «Petit père, vous attraperez la "Congolite" dont vous ne vous débarrasserez pas»[1].
Ce fut une parole de prophète car il y restera presque soixante ans, sans beaucoup revenir en France; sa famille se demandant à une époque s'il vivait toujours!
Il a été affecté aux différents missions suivantes:
1954 - 1957: Curé de Saint-François d'Assise de Brazzaville
1957 - 1960: Curé de la paroisse de l'église Saint-Joseph de Linzolo
1960 - 1976: Vicaire général puis curé en 1965 de la paroisse du Plateau des 15 ans, initialement dénommée chapelle des Martyrs de l’Ouganda en 1951. Le père Morizur la débaptisera en Jésus-Ressuscité, le jour de Pâques de l'année 1967. Depuis le , la paroisse est devenue Jésus Ressuscité et de la Divine Miséricorde[2],[3],[4].
1979 - 2003; Curé de Saint-François d'Assise de Brazzaville
Au petit séminaire, il a formé de jeunes séminaristes appelés plus tard aux hautes fonctions sacerdotales comme le cardinal Émile Biayenda[5]. Il a également formé un grand nombre de cadres congolais au Centre d'enseignement supérieur de Brazzaville (CESB), précurseur de l'université Marien-Ngouabi.
L'entrepreneur et le bâtisseur
Le Breton Jean Morizur a à son actif la construction d'une dizaine d'églises à Brazzaville, de nombreux presbytères, du grand séminaire Cardinal Émile Biayenda, de l'archevêché, de la nonciature et de beaucoup d'autres bâtiments[6]. Vers 1975, il dirigeait près de 120 ouvriers.
↑Jean Ernoult, Les Spiritains au Congo: de 1865 à nos jours: Materiaux pour une histoire de l'église au Congo, Paris, Congrégation du Saint-Esprit, coll.«Mémoire spiritaine / Etudes et documents» (no3), , 421p. (lire en ligne), p.303.