Jean Népomucène Hermann Nast
manufacturier en porcelaine français
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Jean Népomucène Hermann Nast, né le à Bad Radkersburg (Styrie) en Autriche et mort le à Paris, est un fabricant de porcelaine français, fondateur de la manufacture éponyme.
| Maire de Gournay-sur-Marne | |
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Edmée Lecoutre (d) |
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Biographie
Jean Népomucène Hermann Nast est le fils d'un maître-bourrelier[1]. Émigré de Radkersburg, en Styrie autrichienne, il arrive à Paris en 1778. Il tombe malade, est hospitalisé à l'Hôtel-Dieu, se rétablit et travaille comme ouvrier sellier à Versailles. Puis il entre à la manufacture de porcelaine de Vincennes[2] où Pierre-Antoine Hannong fait ses premiers essais de porcelaine dure.[Information douteuse]
En 1780 il suit Hannong, qui quitte la manufacture de porcelaine sous la protection du Comte d’Artois et fonde une manufacture faubourg St-Denis ; Nast en dirige l’atelier[2].
En 1783 il reprend la fabrique de porcelaine dure de Lemaire, installée rue Popincourt[3]. Il y subit deux incendies mais réussit à sauver son entreprise. Il la transfère en 1784[2] au 70 rue des Amandiers dans le 11e arrondissement de Paris[n 1]. Son entreprise devient l'une des plus grandes et prestigieuses de la capitale au début du XIXe siècle.[réf. nécessaire] Il perfectionne la technique de peinture sur porcelaine : création de décors en relief par application de l'or à la molette, dont il dépose le brevet en 1810[4] ; mise au point de nouvelles couleurs (dont le vert de chrome, dit vert Empire) avec l'aide du chimiste Louis-Nicolas Vauquelin.[réf. nécessaire]
En , il épouse Marguerite Edmée Lecoutre, fille d'un maître-boulanger[5]. Le couple a deux fils : Henri Jean (né en 1790[6]) et François Jean (né en 1792[7]), associés à leur père dès 1811.
Patron exigeant, il s'avère toutefois attentif au sort de ses ouvriers[8].
Il est maire de Gournay-sur-Marne à partir de 1808[9]. En 1812, il compte au nombre des contribuables parisiens les plus riches. À son décès, sa fortune atteint un million de francs[n 2], dont une bonne part de biens immobiliers[10].
Il meurt, veuf[11], à Paris le [12]. Il repose au cimetière du Père-Lachaise (38e division, 1re ligne, allée des Acacias[2]). Sa tombe était originellement surmontée d'un vase monumental sous édicule, aujourd'hui disparu[13].
Ses fils conservent la direction de la manufacture, que le cadet poursuit seul à partir de 1831 puis vend en 1835.
