Jean Palairet
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Jean Palairet, né en 1697 à Montauban et mort en 1774, est un diplomate, enseignant et géographe français.
Il publie des manuels de langue française et des ouvrages de géographie.
Jean Palairet est né en 1697 à Montauban[1],[2],[3]. Il est protestant[1].

Résidant à Londres, il est agent des états généraux des Provinces-Unies[2],[3] et maître de langue française des enfants du roi de Grande-Bretagne George II[2], William Augustus de Cumberland[2],[3], Marie et Louise[2].
Il se marie deux fois et a deux fils, Elias Jean et David, ainsi que trois filles[2].
Il publie tout d'abord des livres sur la langue française : un manuel d'orthographe intitulé Nouvelle méthode pour apprendre à bien lire … et une grammaire, A New Royal French Grammar… (1733)[1],[3]. Au Canada, sa Nouvelle méthode pour apprendre à bien lire … est reprise sous le titre Le Maître françois au XIXe siècle. Ce manuel contient des fables, ce qui permet de lier l'apprentissage de la lecture et celui de la morale[4].
Il écrit ensuite des ouvrages de géographie, dont une Nouvelle introduction à la géographie moderne (1754)[5], couplée à un Atlas méthodique (1755)[3]. En 1755, il publie également une Description abrégée des possessions angloises et françoises du continent septentrional de l'Amérique pour servir d'explication à la carte publiée sous ce même titre, qui commente une carte qui lui est liée. Ces deux objets semblent être vendus séparément, mais reliés ensemble ensuite[6]. Le livre est ensuite réédité quatre fois, mais à partir de la troisième édition, son nouveau titre, Ouvrage instructif & servant d’explication au tems présent, indique une dissociation d'avec la carte[6].
Dans sa Nouvelle introduction à la Géographie moderne, Jean Palairet introduit une représentation de l'espace géographique par la disposition des caractères typographiques sur la page. Ces textes qui ressemblent à des calligrammes sont en fait, selon le géohistorien Nicolas Verdier, des cartogrammes[7],[8], qu'il définit ainsi : « Par cartogramme, j'entends une carte dans laquelle une variable thématique, ici la principale dimension sur le globe, fait varier la représentation de la surface d'un territoire. »[7]. Jean Palairet reprend le même dispositif dans son livre Description abrégée des Possessions Angloises et Françoises du continent septentrional[9].
- Cartogrammes publiés par Jean Palairet
- Le monde ; l'Afrique.
- L'Écosse ; la France.
- L'Amérique du Nord.
Les livres de Jean Palairet souvent souvent publiés par l'éditeur londonien John Nourse. Palairet est un des auteurs majeurs de cette maison d'édition[10]. Jean Palairet est aussi chargé d'affaires à Londres du duc Frédéric III de Saxe-Gotha-Altenbourg, qui le rémunère pour qu'il envoie des nouvelles à Gotha. C'est ainsi qu'il le prévient par courrier du de la prise de Québec par les Anglais[11]. En 1764, il est chargé — sans succès — par le comte Alexandre de Neuwied de convaincre un groupe d'Allemands du Palatinat présents à Londres de partir s'installer dans les propriétés du comte de Neuwied près de Penobscot, dans le Maine[12].
Jean Palairet meurt en 1774[3] à Westminster, dans la paroisse Saint-James[2].