Jean Sanitas

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Décès
Nom de naissance
Jean Étienne Michel Sanitas
Surnom
Sani, Jean Sani
Jean Sanitas
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jean Étienne Michel Sanitas
Surnom
Sani, Jean Sani
Nationalité
Activité
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A travaillé pour
Mouvement
Distinction
Œuvres principales

Jean Sanitas, né le à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et mort le à Pontgibaud (Puy-de-Dôme)[1], est un résistant, écrivain, poète, essayiste, journaliste, grand reporter et auteur de bande dessinée français.

Origines, études, famille

Jean Sanitas naît le à Clermont-Ferrand. Son père, Joseph Sanitas, est ouvrier métallurgiste et militant communiste. Sa mère, Denise Védrine, milite également au Parti communiste (PCF). Il a deux frères et une sœur. Il fait ses études au collège technique Amédée-Gasquet et obtient un CEP[2].

Marié en 1947 avec Paulette Legay, également membre du PCF, puis divorcé, Jean Sanitas épouse en 1967 en secondes noces Marcelle Rulot, camarade de résistance et secrétaire de Waldeck Rochet au journal La Terre en 1956[2].

Résistance

Entré très tôt dans la Résistance au sein des FTP aux côtés de son père et de son frère aîné, André, il est arrêté en même temps qu'eux en 1944 - il a alors 16 ans - à la suite d'une dénonciation[3]. Ils sont frappés au cours de leurs interrogoires menés par la Gestapo. Lui parvient à s'échapper tandis que son père est envoyé au camp de concentration de Neuengamme, d'où il ne revient pas, et son frère perd la vie pendant son transfert au camp de Dachau.

Il poursuit ensuite le combat par diverses actions comme la distribution de tracts, les sabotages, la participation à des opérations militaires, des transports d'armes, etc.

Ces actes de résistance lui valent l'homologation FFI et la carte de combattant volontaire de la Résistance (CVR)[2].

Journalisme

Jean Sanitas commence sa carrière journalistique à Clermont-Ferrand, après la guerre, dans plusieurs journaux locaux du PCF (La Voix du Peuple, Le Patriote). Il se rend à Paris fin 1956 pour travailler dans plusieurs grands journaux nationaux avant de devenir grand reporter pour L’Humanité, la Vie Ouvrière[4]. Il fait ainsi plusieurs fois le tour de la planète, visitant de nombreux pays[3].

Bande dessinée

Il travaille aussi comme scénariste chez Vaillant, où il entre en 1957[5]. Il écrit les aventures de Bob Mallard, Fanfan la tulipe, Zor et Mlouf, La bête à part (avec le dessinateur Mas), La Patrouille de la jungle, Jean et Jeannette, etc. Il imagine Késako dans Tintin[6],[7]. Il est auteur de bandes dessinées chez Dargaud[3]. Il utilise notamment les pseudonymes de Sani ou de Jean Sani[2].

Distinction

Le , il est décoré de la Légion d'honneur par Jean-Yves Gouttebel, évoquant « la détermination d'un homme de lettres et de valeurs, qui connaît la valeur des mots mais aussi celle des actes[4]. »

Publications

Notes et références

Voir aussi

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