Jean Silvy

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Jean Émile Hector SilvyVoir et modifier les données sur Wikidata
Jean Silvy
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Biographie
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Jean Émile Hector SilvyVoir et modifier les données sur Wikidata
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Autres informations
Distinction

Jean Silvy est un militaire, résistant, puis haut fonctionnaire français, compagnon de la Libération, né le à Grenoble (Isère), et mort le à Paris 5e[1],[2].

À sa naissance, son père est greffier en chef au tribunal de commerce de Grenoble. Il poursuit des études supérieures jusqu'à l'obtention d'une licence en droit.

Après son service militaire, puis son engagement dans les Forces françaises libres en 1940, à l'issue duquel on doit l'amputer d'une jambe en 1944, il se marie en 1948 avec Nicole Delafon à Biviers (Isère)[1], village où sa famille possède une maison[3].

Après sa démobilisation en , il s'engage dans la haute fonction publique (administration coloniale, puis ministère des anciens Combattants et Victimes de Guerre). En , il est inspecteur général adjoint, directeur des pensions au sein de ce ministère[2],[4].

Il publie son Journal de guerre, qui paraîtra dans la revue Espoir[5],[6],[7].

Il décède en 1971 à Paris, puis est inhumé au cimetière Saint-Roch de Grenoble[2].

Carrière militaire

Il effectue son service militaire en 1935 et 1936 au 6e bataillon de chasseurs alpins (BCA), où il obtient le grade de sergent. Fin , à l'approche de la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé et retrouve son bataillon, qui a été intégré au corps expéditionnaire français en Scandinavie, au sein duquel il participe à la bataille de Narvik en Norvège au printemps 1940, où il reçoit une première citation. De retour en France, le corps expéditionnaire embarque à Brest à destination de l'Angleterre.

Ayant eu connaissance de l'appel du général De Gaulle, il raconte dans son Journal de guerre comment le , à Trentham Park, il prend sa décision de ne pas retourner en France, mais de se joindre aux Forces françaises libres qui seront créées officiellement le lendemain[8]. De son bataillon, seuls 60 chasseurs alpins dont 31 volontaires sur un effectif de 730 hommes environ se rallient à la France libre.

Après un passage par Delville Camp, il intègre avec ses frères d'armes le bataillon de chasseurs de Camberley, qui sera dissout en pour fournir des cadres aux Forces françaises libres d'Afrique[9].

Il embarque à Liverpool à destination de Pointe-Noire, où il débarque le . Affecté au régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST) de la Colonne Leclerc, il arrive à Fort-Lamy fin .

Promu aspirant, sous-lieutenant, puis lieutenant, il commandera une section durant toute la durée de son engagement.

En , il est affecté avec sa section au poste de Bardaï dans le Tibesti. Début 1943, il participe à la campagne de Fezzan-Tripolitaine puis, au sein de la Force L (L comme Leclerc), aux opérations de Tunisie. Sa conduite lui vaut deux nouvelles citations. Dans le courant de cette même année, la Force L devient la 2e division blindée, et le RTST devient le régiment de marche du Tchad (RMT).

Doté de nouveaux équipements américains, le régiment est transféré en Grande-Bretagne. Après deux mois passés dans ce pays, Jean Silvy débarque le sur les dunes de Varreville, à proximité de Sainte-Mère-Église, et se jette avec ses hommes dans les combats de Normandie. Le , en forêt d'Écouves, à la Croix de Médavy, alors qu'il affronte la 9e Panzerdivision et entraîne sa section à l'assaut d'un char ennemi, il est très grièvement blessé par un éclat d'obus à la jambe gauche. Évacué en Angleterre pour y être soigné, il est amputé au tiers supérieur de la cuisse et ne rentre en France qu'en . Il a reçu en une citation à l'ordre de l'Armée[10],[2],[4].

Grades successifs

  • Service militaire :
Soldat :
Caporal, puis sergent en
  • Engagement dans les Forces françaises libres :
Sergent-chef :
Aspirant :
Sous-lieutenant :
Lieutenant : [2]

Distinctions

Citations

  • À l'ordre du bataillon :
  • À l'ordre de la division :
  • À l'ordre du régiment :
  • À l'ordre de l'armée : [4]

Décorations


Hommages

  • Son nom figure sur la stèle commémorant l'attribution de la Croix de la Libération à la ville de Grenoble, parmi ceux des treize Compagnons de la Libération de l'Isère[13].
  • Il est aussi honoré, avec mention de sa plus haute décoration, sur le monument aux morts de Biviers[14],[15].

Collections publiques

Notes et références

Voir aussi

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