Affecté au 16e régiment de tirailleurs sénégalais[2], Jean Speckel effectue des missions telle que la surveillance du camp de Septfonds[4]. Le son unité rejoint la 4e division d'infanterie coloniale sur la ligne Maginot, alors sous le feu de la bataille d'Amiens[4]. Après d'âpres combats et de lourdes pertes, ses hommes ne sont plus capables de résister et se rendent à l'ennemi[4]; alors que les nazis organisent la séparation des soldats métropolitains et coloniaux le , il n'hésite pas à prendre la défense de ces derniers[5] assurant an allemand«sa fierté d‘avoir commandé des soldats tels que les Sénégalais[4],[6].» En représailles de ses positions, il est abattu d'une balle dans la nuque avec sept autres officiers[4],[5]. Le massacre fut en réalité beaucoup plus large, puisque au moins 64 uniformes ont été exécutés[4]. Extrait d'une fosse commune, Jean Speckel est inhumé dans la nécropole nationale de Cambronne-lès-Ribécourt[4],[7]; il est reconnu mort pour la France[4],[2], nommé Chevalier de la Légion d’Honneur[4],[5], récipiendaire de la Croix de Guerre[4], son nom est inscrit sur la stèle commémorative du bois d’Eraine, ainsi que sur le monument aux morts et sur une plaque commémorative au collège Ingres à Montauban où il fut élève[4],[5].
Notes et références
↑Dominique Tantin, «SPECKEL Jean, Richard, Antoine», dans Le Maitron, Maitron/Éditions de l'Atelier, (lire en ligne)