Jean Séailles

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Jean Séailles
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Biographie
Naissance
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Nationalité
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Jean-Charles Séailles (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Fratrie
Autres informations
Distinctions

Jean Séailles, né à Paris le et mort le au Plessis-Robinson[1], est un résistant français de la Seconde Guerre mondiale.

Origine

Il est le fils de l'ingénieur Jean Charles Séailles (1883-1967) et de Spéranza Calo[2] (Constantinople, - Paris, ), cantatrice mezzo-soprano, fille d’un peintre réputé de Constantinople, mariés en , et installés à Antony[3] avant le printemps 1918. Son grand-père paternel, Gabriel Séailles (1852-1923), était professeur de philosophie en Sorbonne, et sa grand-mère paternelle, Octavie Charles Paul Séailles (1855-1944), était artiste peintre.

Il est le premier des quatre enfants :

Seconde guerre mondiale

Avant la Seconde guerre mondiale, il était pacifiste et s'était fait réformer[5]. Il épouse en premières noces, en 1939, la pianiste Krino Kalomiris (1913-1982), fille du compositeur grec Manolis Kalomiris (1883-1962).

Région parisienne

Il s'engagea dans la résistance et se réclame du mouvement « Vengeance », avec son épouse Krino. Il réalisa, plusieurs actions de résistance depuis Paris avec sa sœur Simone Séailles. A partir de , il vit dans la clandestinité[6], compte tenu de l'arrivée de la Police spéciale à Antony et de l'arrestation de Jacques Magrisso[7]. Par l'intermédiaire de Vitaly Halberstadt, joueur d’échecs et problémiste, qui lui aussi vivait en clandestinité, rencontre Claude de Baissac, agent du SOE[6]. Leur rencontre donne lieu à la création du réseau Aristide - Buckmaster du SOE, où il seconde Claude de Baissac[6].

La Mayenne

Simone Séailles, son amie Natacha Altovsty et lui-même avaient maintes fois parcouru à vélo la campagne au sud d'Alençon en quête de ravitaillement[6]. Ils connaissaient plusieurs fermes à l'accueil amical, et grâce auquel il survivait en grande partie grâce à ces relations[6]. Tandis qu'il assistait à la déportation de plusieurs de ses proches, Jean Séailles prit la décision au mois de , de devoir quitter Paris avec sa femme et une amie réfugiée russe, Katia Anzi-Stoliarova[5], une fille de Natacha Klimova. Il s’était lié à un marchand de bestiaux à Saint-Mars-du-Désert[5].

Il vient s'installer à la Bretellière (aujourd'hui l'Oisonnière) à Saint-Mars-du-Désert.

Connu sous le pseudo commandant Grégoire, il organise le maquis de Saint-Mars-du-Désert, tout en étant adjoint du chef adjoint du réseau Aristide - Buckmaster du SOE et chef départemental des FFI. Il forme avec sa femme un noyau de résistance avec Jean-Marie Dugast (Julien)[8], Auguste Ledeul (Couraprès), Lemoigne, Maurice Ragot (Adrien), Albert Jardin (Gabriel). Il met en place un réseau de parachutage en prévision du Débarquement de Normandie, au début de l'année 1944. Krino Kaloméris s'engage également dans la résistance. Le groupe se renforce, notamment avec des jeunes réfractaires au Service du travail obligatoire (STO)[5].

Résistance

Le , Jean Renaud-Dandicolle revient de Paris accompagné du major Claude de Baissac, agent du Special Operations Executive. À la suite d'un ordre de la France libre, ils doivent s'établir dans le nord-Mayenne. Ils sont installés dans une ferme abandonnée à la Roisière à Champgenéteux par le réseau Navarre de Paul Janvier. Ce dernier cherche à imposer à Janvier l'autorité anglaise[9]. Mis en contact par Paul Janvier, Claude de Baissac s'installe par la suite avec Jean Séailles et le groupe F.T.P. à Saint-Mars-du-Désert. Le groupe de Jean Séailles possède alors un lien avec Londres.

A la Libération, Séailles revint en région Parisienne. Décoré de la Croix de Guerre, il possède la médaille de la Résistance.

Bibliographie

  • Spéranza Calo-Séailles, Figures de résistants. Simone et ses compagnons. Simone Séailles « Violette » dans la Résistance, déportée morte pour la France, lettre-préface du général de Gaulle, introduction par Vercors, Paris, Éditions de Minuit, 1947, 204 p.
  • La Résistance armée. Histoire du Maquis de Saint-Mars-du-Désert. Vue d'ensemble de l'action des FFI sur la limite nord Sarthe-Mayenne. Suivie de la liste chronologique des coups de main et de la liste des membres de la Résistance, Rennes, Le Patriote de l'Ouest (Les Cahiers de la Résistance de l'Ouest), sans date, 30 p.+photos.
  • Rebelles et résistants. Histoire du maquis de Saint-Mars du Désert, Bonneuil-sur-Marne, Impr. Reprographica, 2006, 149 p.

Notes et références

Sources

Liens externes

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