Jean Turlais
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Jean Turlais, né en 1922 et mort le à Colmar, est un critique littéraire, poète et écrivain collaborationniste français.
Parcours
D'abord élève à l'Ecole Saint-Michel puis au Lycée Henri IV, Jean Turlais devient militant actif des Lycéens Bonapartistes en 1938, à seize ans, quand il succède à Claude Wacogne, ancien des Jeunesses bonapartistes et futur journaliste collaborationniste dans les colonnes de L'Union française.
En 1940, alors que Turlais est étudiant à dix-huit ans, il exprime nationalisme fervent, rêvant de contrer l'Allemagne et de reconquérir la rive gauche du Rhin. Malgré son intention de rejoindre le général Charles de Gaulle à Londres, il est captivé par l'arrivée de l'armée allemande à Paris, attribuant aux troupes d'occupation des qualités qui lui font défaut à ses compatriotes. Il s'engage dans la Milice française le , jour du débarquement en Normandie, et participe plus tard à la libération de Paris avec la 2e division blindée. Turlais trouve la mort le en Alsace, un mois avant la capitulation de l'Allemagne, à cause de l'explosion d'une grenade.
Critique littéraire et écrivain
Critique de théâtre[1] et poète, il contribue aux publications vichystes et parisiennes Idées et Les Cahiers français. Bien qu'inscrit sur la liste des écrivains proscrits du Comité national des écrivains, il cofonde en 1944 la maison d'édition La Table Ronde avec Roland Laudenbach et Roger Mouton[2]. Son engagement dans diverses troupes théâtrales et sa collaboration avec Jean Cocteau soulignent son rôle influent dans les cercles intellectuels parisiens.
Turlais était également associé à des écrivains notables tels que Jean Genet, qu'il a contribué, avec Laudenbach, à introduire sur la scène littéraire parisienne[3]. Ses œuvres controversées comprenaient un essai, Introduction à une histoire de la littérature « fasciste », qui cherchait à recadrer le fascisme à travers une lentille subjective et esthétique[4].