Jean Zay (supercalculateur)
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| Fabricant | |
|---|---|
| Présentation | |
| Date de sortie |
| Type |
|---|
| Processeur |
Intel Xeon Gold |
|---|---|
| Bus système |
Omni-Path |
| Système d'exploitation |
Red Hat Enterprise Linux (7.6) |
Le supercalculateur Jean Zay, acheté par GENCI, est l'un des trois supercalculateurs français dédiés au calcul scientifique, doté d'une puissance de calcul de 126 pétaflops[1]. Il est situé sur le plateau de Saclay en Essonne, au sein de l'IDRIS, Unité d'Appui et de Recherche (UAR) du CNRS. Sa mise en place est gérée par GENCI. Il est nommé en hommage à l'homme politique français Jean Zay, ancien ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-arts et cofondateur du CNRS.
Il est notamment utilisé dans le cadre de la recherche sur le climat, en astrophysique ou en géophysique, en physique théorique ou en chimie, en mécanique des fluides ou en combustion, ainsi que pour la recherche en intelligence artificielle et sur les grands modèles de langage.
Le supercalculateur Jean Zay est ouvert en [2] et inauguré le . Il est conçu par Hewlett Packard Enterprise, vainqueur d'un appel d'offres, pour 25 millions d'euros et est doté à son ouverture d'une puissance de calcul de 16 pétaFLOPS[3]. Il s'ajoute à son prédécesseur, Turing, doté d'une puissance de calcul dix fois inférieure[4].
À l'origine, il est composé de 48 baies[4] contenant 1 044 cartes graphiques de Nvidia et 248 cartes offertes par Facebook[5]. Le système consomme une puissance d'environ 2 MW, avec un coût en électricité annuel de l'ordre du million d'euros. Il est refroidi à l'eau chaude, eau entrant à 32 °C et ressortant à 42 °C, utilisée ensuite pour le chauffage du bâtiment. Plusieurs centaines de chercheurs utilisent le supercalculateur à distance chaque jour[5].
Un an après sa mise en fonctionnement, un nouvel investissement de 10 millions d'euros est réalisé pour améliorer encore sa capacité[5]. Il atteint alors une puissance de calcul de 28 pétaFLOPS. En plus des bâtiments du CNRS, la chaleur récupérée est transmise au réseau de chaleur du campus urbain de Paris-Saclay[6].
Le , à l'occasion du salon VivaTech, le président français Emmanuel Macron annonce un nouvel investissement de 40 millions d'euros, égal à l'ensemble des investissements antérieurs sur l'équipement, afin d'augmenter les capacités de calcul pour supporter l'exécution de grands modèles de langage. Un chantier commencé le et immobilisant la moitié de l'équipement présent vise ainsi à augmenter la quantité de GPU. Avant les travaux, le supercalculateur dispose d'une puissance de calcul de 36,8 pétaflops[7] et est doté de 3 000 cartes graphiques[8].
À la suite de son extension en , la puissance de calcul de Jean Zay a atteint 125,9 pétaflops[1]. On compte l'ajout de 14 racks de calcul BullSequana XH3000, équipés de 728 CPU Intel Sapphire Rapids et de 1 456 GPU NVIDIA H100[1].
En mai 2025, une 4eme extension porte sa capacité à 125,9 millions de milliards d’opérations par seconde (puissance de calcul multipliée par 4)[9].
Ressources
Système de refroidissement
Le système de refroidissement de Jean Zay fonctionne majoritairement avec un refroidissement par eau ; il permet un refroidissement de l'eau chaude de 42 à 30 °C. Depuis , Jean Zay est raccordé au réseau de chauffage du plateau de Saclay[10]. Ainsi, une partie de la chaleur générée par le supercalculateur, 6 500 MWh/an, est récupérée pour la réutiliser en tant que chauffage pour les bâtiments du campus. Cette initiative s'inscrit dans le cadre du « plan de sobriété énergétique » du CNRS, visant à réduire la consommation d'énergie de l'institution[8].