Jean de La Chevardière de La Grandville
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| Ambassade de France en Argentine | |
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Jean-Claude Winckler (d) |
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Le comte[1] Jean de La Chevardière de La Grandville est un diplomate et espion français né le à Oran en Algérie et mort le en Espagne[2],[3]. Il fut jusqu'en 1947 l'époux d'Annika de la Grandville, qui exerçait comme la secrétaire de Gunnar Myrdal[4].
Espionnage
Durant les années 60, il travailla dans le plus grand secret au service de la CIA au moment où il officiait comme directeur au Quai d'Orsay[5]. Il ne fut jamais inquiété pour ses actes de trahison, bien que l'entourage de Charles de Gaulle savait qu'il y avait en leur sein une taupe informant directement les américains, les soupçons se portant davantage sur Paul Stehlin, qui fut également un agent informateur pour les services secret américains[6].
Diplomatie
Ambassade
Diplômé de droit et de sciences politiques, il entame sa carrière en 1942 en occupant des fonctions variées de conseiller et de secrétaire auprès d'ambassade notamment à Alger, Paris, Canberra et Bangkok, avant d’être promu à Washington de 1954 à 1958 puis à Moscou de 1958 à 1961[7],[8].
En 1951, il fut secrétaire général de la conférence pour l'organisation de l'armée européenne et de 1952 à 1954 conseiller à la délégation permanente de la France auprès de l'OTAN[9].
Au Quai d'Orsay, il fut directeur du Service des Pactes[10] ainsi que des affaires atomiques et spatiales[11].
À partir de 1968, il siégera également au siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale à Montréal[12].
Ambassadeur
Il devient ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire à Buenos Aires d' à [13],[14],[15].
Le , il écrit à Maurice Schumann sur l'importance de continuer à maintenir la mission d'évaluateurs militaire à Buenos Aires[16].
Le de la même année, il participe à l'accord entre le gouvernement de Roberto Marcelo Levingston, Président de l'Argentine et le Gouvernement français pour la fourniture par la France de plusieurs Mirages à l'Armée de l'Air argentine[17][réf. à confirmer].
Il fut un membre de la très fermée Société des Cincinnati au sein du Anderson House, qui regroupait plusieurs notoriétés diplomatiques à Washington D.C[18].
Dernières années
En 1985, il fut président de la société d’import-export Alleno, une société écran de la CIA opérant en France[19].