- Le Regret Guillaume comte de Hainaut, 1339
Ce poème en 4 581 vers a été composé en l'honneur de Guillaume Ier de Hainaut, comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande, à la demande de sa fille Philippa de Hainaut, reine d'Angleterre[3]. Il associe la plainte funèbre et l'allégorie : le narrateur compose en songe une chanson qu'il veut porter à un puy ; en chemin, il parvient à un château où trente dames, qui sont autant de figures allégoriques : Débonnaireté, Humilité, Largesse ... se sont enfermées pour pleurer la mort du comte. La partie narrative est en octosyllabes à rimes plates ; les complaintes des dames sont en forme de ballade[2].
Ce roman en vers (3 921 alexandrins en laisses monorimes et huit ballades) est dédié à son protecteur Simon de Lille[4] ; c'est l'une des nombreuses continuations des Vœux du paon de Jacques de Longuyon[5].
- La Voie d'enfer et de paradis, fin 1340
Le dédicataire de ce poème allégorique en 4 620 douzains de vers octosyllabiques, qui appartient au genre des « voies de l’au-delà » ou « voies de Paradis »[6], est également Simon de Lille[7]. Un rêveur veut visiter l'enfer ; Désespérance et Meurtre l'y conduisent et lui font rencontrer en chemin les sept péchés capitaux. Quand le rêveur veut repartir, il comprend qu'il est damné et la Mort le transperce ; mais sa dévotion à la Vierge le sauve et il se retrouve en Paradis - il se réveille alors[8].
Il s'agit de quatre ballades à sujet mythologique, écrites dans le cadre d'un échange poétique avec Philippe de Vitry et Jean Campion[9],[10]. Selon Silvère Menegaldo, Jean de Le Mote, qui a écrit au total quarante-deux ballades, a contribué à populariser de genre poétique[2].