Jean de Louvres
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Probablement Avignon
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | Probablement Avignon |
| Nom dans la langue maternelle |
Jehan de Louvres (moyen français) |
| Autres noms |
Iohannes de Luperiis (latin médiéval) |
| Activité |
Architecte |
| Période d'activité | |
| Famille |
Hernotus Godefridi (cousin germain) Raoul de Louvres (?), Renaut de Louvres (?), Jehannot de Louvres (?), Dreux de Louvres (?) |
| A travaillé pour |
|---|
Palais Neuf (d) |
Jean de Louvres (lat. Iohannes de Luperiis) est un architecte français du XIVe siècle.
Nom latin
Son nom a longtemps fait débat.
Dans le premier document où il apparait, daté du , il est appelé magister Johannes de Luppera, lathomus[1]. On trouve ensuite les formes Lupera, Luperia, Lupara, Luparia qui laissent la place à partir de 1347-1348 à la forme Luperiis. La Chambre et la Chancellerie pontificale ont donc hésité quant à la forme à adopter pour transcrire son nom en latin.
Nom français
Eugène Müntz a tout d'abord choisi d'utiliser la forme latine de son nom, puis adopte la forme Jean de Louviers en 1887 dans l'article Les architectes du palais des papes à Avignon de la Chronique des arts et de la curiosité. Il opte finalement pour Jean de Loubières, sous l'influence d'Augustin Canron, érudit avignonnais, qui dès 1884 écrivait Jean de Lubière. En effet, le nom de famille et de lieu Loubière est assez commun dans les environs d'Avignon. On trouve en outre la terre de Lubière, aujourd'hui disparue, en Camargue, près de Tarascon. En 1909, Léon-Honoré Labande, dans le guide archéologique du Congrès d'Avignon, utilise la forme Loubières, mais préconise la prudence : « Quel était son pays d'origine ? Faut-il le rattacher à la famille des Lubières qui existait à Tarascon ? La lumière n'est pas encore faite sur ce point. » Digonnet, Robert André-Michel, Gabriel Colombe[2] et Bernard Guillemain utilisent tous la forme Loubières.
Dans deux lettres de Clément VI, du et du , Jean de Louvres est désigné comme laicus Parisiensis diocesis « laïc du diocèse de Paris. ». Ces mentions sont confirmées par une lettre d'Innocent VI du , dans laquelle il est désigné comme Iohanni de Luperiis, laico Parisiensis diocesis « (à) Jean de Louvres, laïc du diocèse de Paris. ». S'il vient du diocèse de Paris, il faut, pour tenir compte de l'évolution des langues romanes, écrire de Louvres. Un document de l'administration royale français de Jean le Bon lève les derniers doutes. Le roi, dès le début de son règne, vers , rend visite à Clément VI à Avignon. Lors de cette visite, le roi offre des présents aux familiers du pape, puis le à Montpellier fait noter ses dépenses[3] :
« De par le roy
Les gens de noz comptes, nous vous mandons que nous alloez es comptes de notre amé Pierre Scatisse, receveur de Nymes et commis par noz tresouriers a faire la despense de ce present voiage, trois cenz florins d'or a l'escu, les quiex il a bailliez de notre commandemant, c'est assavoir deux cens escuz qui furent donnez a la norrice de notre fillole, fille du vicomte de Turenne, et cent escuz donnez a mestre Jehan de Louvres, mestre des euvres de notre saint pere le pape. Donné à Montpellier le XVe jour de janvier l'an de grace mil trois cenz et cinquante. Par le roy P. Blanchet. »
Le nom de Jean de Louvres réapparait dans les comptes pontificaux dès .

