Jean de Sabran-Pontevès

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Décès
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Azay-le-RideauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean-Baptiste Elzéar Marie Charles de Pontevès de SabranVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Sabran
Jean de Sabran-Pontevès
Jean de Sabran-Pontevès en 1910.
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
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Azay-le-RideauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean-Baptiste Elzéar Marie Charles de Pontevès de SabranVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Sabran
Nationalité
Formation
Activité
Père
Joseph Léonide de Pontevès-Bargème, Comte de Sabran (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Adelaide Bonne Gabrielle de Pons Saint Maurice (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Organisation
Grade militaire
Distinctions

Jean de Sabran-Pontevès, né le à Grignols et mort le à Azay-le-Rideau, est un militaire, journaliste et homme politique royaliste français.

Famille

Après des études à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr et une carrière militaire qui le fait devenir chef d'escadron, Jean de Sabran-Pontevès quitte l'armée en 1895 et entreprends de longs voyages dont il publiera par la suite les récits[1].

Vivant des ses rentes, il se lance en politique avec des opinions royalistes très affirmés et entame la rédaction d'articles dans plusieurs journaux connus comme Le Gaulois et Le Figaro[1], fonde un journal nommé L'Alouette gauloise et participe aux campagnes électorales comme dirigeant du comité central de la Jeunesse royaliste d'Indre-et-Loire[1]. Antisémite virulent sans pour autant appartenir à la Ligue Antisémitique, il entretiendra de très bons rapports avec celle-ci[1].

Également assez proche du prétendant au trône, il se présente comme candidat royaliste-antisémite lors des élections de 1898 dans la 1ère circonscription du 19ème arrondissement de Paris contre le socialiste Clovis Hugues ; il fonde pour l'occasion Le Clairon de la Villette-Combat et se fait battre tout en s'en sortant avec un excellent résultat avec plus de 4 000 voix au second tour[1]. La même année, il publie un pamphlet antimaçonnique et antisémite intitulé A moi, France ! qui se veut un précis historique de la judéo-maçonnerie ; il va également utiliser, toujours la même année, les services de Caboche, une bande de bouchers de la Villette dirigés par d'anciens amis du Marquis de Morès[2].

À l'occasion du procès devant la Haute Cour l'année suivante, il est perquisitionné le et arrêté pour complot le à Cauterets. Après être passé devant les tribunaux, il est acquitté le [1].

Toujours actif dans le journalisme, il se bat en duel contre Urbain Gohier qui l'avait insulté. Battu de nouveau dans le 19ème en 1902, il quitte l'année suivante la politique et en 1908 la présidence du comité royaliste d'Indre-et-Loire[1].

Il est le lointain cousin de l'écrivaine Gyp.

Publications

  • L'Inde à fond de train, Paris : Société anonyme de publications périodiques , 1886; Paris : A. Lemerre, 1887.
  • Notes de voyages d’un hussard : un raid en Asie, Calmann-Lévy, 1890.
  • Lettres à Fanette, Paris : P. Ollendorff, 1895.
  • Simple histoire d'une lettre, Paris, 121, rue Montmartre, 1896.
  • Pro patriâ, Tours : imp. de Deslis frères, 1898.
  • A moi, France !, Tours : impr. de Deslis frères, 1898.
  • Dieu et roi, Tours : imp. de Deslis frères, 1899.
  • Les veillées du gerfault, Paris : Bibliothèque de la Chasse illustrée, 1905.
  • Les canards sauvages et leurs congénères, Paris : Firmin-Didot, 1907.

Notes et références

Sources

Liens externes

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