Jean de Saint-Bonnet est baptisé à Lyon le , fils de Claude de Saint-Bonnet, marchand, et de Françoise Dupuy. Il a un frère, Jean-Baptiste, qui sera lui aussi jésuite et architecte. Il commence son noviciat jésuite le [1].
Parcours de vie
Il apparaît comme professeur au collège de la Trinité en 1681[1]. Il enseigne entre autres les mathématiques et rédige plusieurs ouvrages d'astronomie en latin.
Fondation de l'Académie de Lyon
Vers Jean de Saint-Bonnet et Claude Brossette s'associent à quelques autres personnalités lyonnaises afin de se réunir et de discuter de belles lettres. Ils seront les fondateurs de ce qui deviendra l'Académie des beaux-arts de Lyon lorsque l'Intendant du Lyonnais Charles Trudaine institutionnalisa les réunions dans sa résidence en 1709[1],[2].
Création de l'observatoire du collège de la Trinité
Le Père de Saint-Bonnet est aussi membre correspondant de Dominique Cassini à l'Académie Royale des Sciences. Il coopère avec lui en effectuant des travaux d'observation des éclipses et des comètes, que Cassini utilise ensuite pour ses publications. Cassini, lors d'un passage à Lyon, le persuade de créer un observatoire. Les jésuites du collège de la Trinité acceptent de le faire construire dans leurs bâtiments, et lui confient la tâche en 1702[3]. Les locaux s'établiront au-dessus de la chapelle de l’établissement[1]. Surveillant régulièrement les travaux, Saint-Bonnet monte sur un échafaudage, chute et meurt des suites de cet accident le [1].
Alain Brémond et Dominique Saint-Pierre (dir.), «Saint-Bonnet, Jean de», dans Dictionnaire historique des Académiciens de Lyon: 1700-2016, éd. ASBLA de Lyon, , 1369p. (ISBN978-2-9559-4330-4, présentation en ligne), p.1191-1193.