Sa biographie est incertaine, du fait des erreurs ou discordances de ses biographes[1]. Il pourrait être assimilé à Jean de Barastre ou non[2].
Né dans les environs de St Albans, vers 1170-1180, Jean étudie les arts libéraux à Oxford[2]. Il quitte l'île d'Albion pour un voyage formateur sur le continent, et gagne les terres des Plantagenêts.
Il étudie la médecine à Paris puis à Montpellier[2]. Il acquiert une notoriété de docte savant pour devenir enseignant dans ces deux villes[1].
En 1191, il soigne Philippe Auguste à Saint-Jean d'Acre[3]. Il enseigne la médecine à Montpellier jusqu'à sa nomination comme Premier médecin du roi Philippe II Auguste, roi de France en 1209 (ou 1198[4]) et enseigne de nouveau à Paris après la mort du roi en 1223[2].
En 1209, il est clerc du Roi et reçoit par donation de Simon de Poissy un terrain au sud de Paris, à la porte Saint-Jacques, où il fonde l'hospice Saint-Jacques pour soigner les pauvres. En 1218, il est doyen de Saint-Quentin et met à disposition son terrain pour les frères prêcheurs[5] qui en font leur couvent, en devenant propriétaires des lieux en 1221[2]. Lui entre chez les dominicains en 1231[2]. Il enseigne la théologie à Paris en 1228 avant de partir enseigner à Toulouse en 1233, à la suite de Roland de Crémone[2].
De Toulouse, à l'appel de Robert Grossetête, il retourne en Angleterre en 1235, où il enseigne la théologie à Oxford. De 1237 à 1245, il occupe des postes d'enseignant ou d'homme d'église à Banbury, Leighton (dans le Cambridgeshire) et Lincoln[1].
En 1239, il est conseiller du roi d'Angleterre Henri III. Prêtre et médecin, il assiste en 1242 le chef pirate de Lundy, William Marsch[1] ou William de Marisco[6], lors de son exécution, et en 1253 Robert de Grossetête à sa mort[1].
Sa dernière trace historique est 1258, où il guérit Richard de Clare (6e comte de Gloucester) d'un empoisonnement[1] ; il serait mort peu après[7].