Jeanne Even

actrice française From Wikipedia, the free encyclopedia

Jeanne Even (née Jeanne Marie Courtois le à Saïgon en Cochinchine[1] et morte le à Clichy[2]) est une actrice française, pensionnaire de la Comédie-Française.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
Clichy
Nom de naissance
Jeanne Marie Courtois
Nationalité
française
Faits en bref Naissance, Décès ...
Jeanne Even
Jeanne Even (au milieu) entre Jaquel Meller et André Roanne, dans le film Violettes impériales de 1924
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
Clichy
Nom de naissance
Jeanne Marie Courtois
Nationalité
française
Activité
Conjoint
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Biographie

Elle était fille de Marie Charles Courtois, polytechnicien, capitaine à l’état-major particulier du Génie, chef de bataillon du Génie à la direction du Génie en Cochinchine (né à Paris ancien 2e le 3 mars 1839), épouse le 15 janvier 1870 à Paris 7e Valentine Marie Louise Desquibes (née à Paris ancien 3e le 28 mars 1850)[1], et de Valentine Marie Louise Desquibes.

Elle passait des cours à Paris à l’École classique de la rue Charras. Le 21 juillet 1893, Le Rappel no 8533 écrivit sur les résultats des concours de déclamation et d’opéra-comique de l’École classique de la rue Charras, qui ont lieu sous la présidence d'Édouard Chavagnat : « du concours de déclamation : Comédie (femmes) : 1er accessit Mlle Jeanne Even, élève de M. Jolliet. » Au concours du Conservatoire de Paris en 1896, elle obtient un 2e accessit à la tragédie et un 1er accessit à la comédie[3].

On ne sait pas pourquoi elle s'est appelée Jeanne Even. En raison de son nom de scène, la rumeur a circulé qu'elle était luxembourgeoise et la fille de Jean-Pierre Even (1828-1886), député-maire de Beaufort, qui avait une fille appelée Marie Jeanne Even, née en 1864 à Thionville. Cette rumeur a cependant été rejetée en 2016[4].

À Paris, à l’époque, Jeanne Even devint une actrice connue. Depuis 1900, elle jouait au Théâtre de l'Odéon. Le 19 juin 1900, Le Radical écrivit : « À l’Odéon. M. Ginisty vient d’engager Mlle Jeanne Even, la jeune et charmante tragédienne. » Et le 5 mars 1902, Le Radical écrivit de « Mlle Courtois, dite Jeanne Even, de l’Odéon. » Elle jouait également au Théâtre Antoine et au Théâtre Femina, à Paris. De 1911 à 1927, elle était la 266e pensionnaire de la Comédie-Française.

Le 28 juin 1927, à Paris 7e, a eu lieu le mariage de Jeanne Even avec l'auteur dramatique Eugène Brieux (1858-1932[5]). Le lendemain, 29 juin, Le Journal no 12673 écrivit : « Le mariage de M. Eugène Brieux et de Mlle Jeanne Even. Un mariage bien parisien a été célébré, hier matin, à la mairie du 7e arrondissement, celui de M. Eugène Brieux, membre de l’Académie française, et de Mme Jeanne Even, ancienne pensionnaire de la Maison de Molière. Le témoin de l’auteur de ‘Blanchette’ était M. Barthou, vice-président du conseil, et M. Fabre, administrateur de la Comédie-Française, celui de Mme Even. »

Eugène Brieux, depuis 1878, en premières noces, était marié avec Blanche Bricout (1858-1925[6]). Il est mort le 6 décembre 1932, ayant auprès de lui Jeanne Even[7].

Le 27 octobre 1933, Ciné-Comoedia publia « Une lettre de Madame Brieux au producteur du film La Robe rouge ». Le 2 décembre 1935, les aveugles de guerre ont inauguré la plaque à la mémoire de Brieux, leur « grand-père », sur la maison qu’habita Eugène Brieux dans l’avenue Frochot, « en présence de Mme Eugène Brieux, veuve de l’écrivain[8] ».

Le 6 décembre 1936, la municipalité de Cannes a honoré la mémoire d’Eugène Brieux en apposant une plaque commémorative sur les murs de la villa « Le Pin qui danse » qu’il habita de 1920 à 1926, et de donner son nom à une rue du quartier de la Croisette, « d’accord avec Mme Brieux[9] ».

Jusqu'à sa mort, Jeanne Brieux-Courtois eut des copyrights pour des œuvres d’Eugène Brieux[10].

Théâtre

Rôles au Théâtre de l'Odéon (e.a.) :

Rôles au Théâtre Antoine :

  • Mme Hardouin, dans Le Bluff de Georges Thurner, 10 janvier 1907.
  • Lydie Ivanovna, dans Anna Karénine d’après Léon Tolstoï, adaptation d'Edmond Guiraud, 30 janvier 1907.
  • Mme Baudricourt, dans La Sacrifiée de Gaston Devore, 19 septembre 1907.
  • Mme Letison, dans Monsieur Codomat de Tristan Bernard, 17 octobre 1907.
  • Mistress Brent, dans Sherlock Holmes d’après Arthur Conan Doyle et William Gillette, adaptation de Pierre Decourcelle, 20 décembre 1907.
  • Rosemonde, dans Ubu roi d'Alfred Jarry, 15 février 1908.
  • Mme de Blaye, dans Répudiée de Louise Dartigue, 1er octobre 1908[17].
  • Mme Clergeot, dans L’Oreille fendue de Lucien Népoty, 16 octobre 1908[18].
  • Julia, dans Master Bob, gagnant du derby d'Henry de Brisay et Marcel Lauras, 21 avril 1909[19].
  • Catherine Archer, dans 1812 de Gabriel Nigond, 1er mars 1910.
  • Mme Esselin, dans La Bête d’Edmond Fleg, 4 mars 1910.

Rôles au Théatre Fémina (Paris) :

Rôles à la Comédie-Française[20],[21],[22] :

Autres rôles :

Filmographie

Entre 1917 et 1924, Jeanne Even, en partie sous le nom de Jane Even, participait, comme actrice de cinéma, dans les films suivants[28] :

Notes et références

Liens externes

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