Jeanne de Preuilly

dame de compagnie et épouse de chevalier From Wikipedia, the free encyclopedia

Dame de Gaucourt

TitreDame de Gaucourt
Autres fonctionsDame de compagnie de Yolande d'Aragon
Naissanceavant 1413
Faits en bref Titre, Autres fonctions ...
Jeanne de Preuilly
Image illustrative de l’article Jeanne de Preuilly

Titre Dame de Gaucourt
Autres fonctions Dame de compagnie de Yolande d'Aragon
Biographie
Dynastie maison de Preuilly
Naissance avant 1413
Décès
Père Gilles de Preuilly
Mère Marguerite de Naillac
Conjoint Raoul de Gaucourt (VIe du nom)
Enfants Charles de Gaucourt
Jean de Gaucourt
Raoul de Gaucourt
Marie de Gaucourt
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Jeanne de Preuilly, née avant 1413 et morte en 1455, appelée aussi dame de Gaucourt par son mariage avec Raoul de Gaucourt[2], qui sera un des compagnons d'armes de Jeanne d'Arc, est une des deux femmes chargées d'examiner celle-ci à Chinon afin de vérifier sa féminité et sa virginité.

Biographie

Au sein d'une fratrie de cinq sœurs, elle est « fille puînée » de Gilles de Preuilly et de Marguerite de Naillac[3],[4]. Elle naît avant 1413[5],[6],[7],[8], possiblement en Touraine, à Preuilly.

Elle épouse vers 1420-1430 Raoul de Gaucourt, qui fut conseiller et premier chambellan du roi Charles VII, bailli d'Orléans, gouverneur du Dauphiné, capitaine des villes et châteaux de Rouen, Chinon et Gisors, compagnon d'armes de Jeanne d'Arc, et à qui elle donnera quatre enfants[9]. Elle fait partie de la suite de Yolande d'Aragon, belle-mère du roi Charles VII[10]. Elle meurt en 1455[3].

Jeanne de Preuilly dans l'histoire de Jeanne d'Arc

Parmi les témoins interrogés au procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc (officiellement dénommé « Procès en nullité de la condamnation de Jeanne d’Arc »), qui se déroula en 1455 et 1456, et dont les minutes ont été conservées en latin, Jean Pasquerel moine augustinien qui, depuis l'arrivée de Jeanne d'Arc à Tours, où il était lecteur dans un couvent de frères ermites, l'a « toujours suivie » et « n'a cessé d'être son chapelain jusqu'à Compiègne », son aumonier et confesseur, fait le la déposition suivante[11],[12] :

« Et audivit dici quod ipsa Johanna, dum venit versus regem, fuit visitata bina vice per mulieres quid erat de ea, et si esset vir vel mulier, et an esset corrupta vel virgo ; et inventa fuit mulier, virgo tamen et puella. Et eam visitaverunt, ut audivit, domina de Gaucourt et domina de Trèves. Et postmodum ducta fuit Pictavis, ad examinandum per clericos ibidem in universitate exsistentes, et ad sciendum quid de ea erat agendum. »

« Il m'a été dit que, quand elle vint au roi, Jeanne fut visitée à deux reprises par des femmes. On voulait savoir ce qu'il en était d'elle, si elle était homme ou femme, déflorée ou vierge. Elle fut trouvée femme, mais vierge et pucelle. Elle fut visitée, paraît-il, par la dame de Gaucourt et par la dame de Trèves. Ensuite on la conduisit à Poitiers pour la faire examiner par les clercs là présents et pour savoir ce qu'on devait faire d'elle. »

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La « dame de Gaucourt » est Jeanne de Preuilly, épouse de Raoul de Gaucourt, et la « dame de Trèves », Jeanne de Mortemer, épouse de Robert Le Maçon, seigneur de Trèves[13],[14].

Dans son dictionnaire intitulé Biographie des sages-femmes célèbres, anciennes, modernes et contemporaines (1833-1834), Aloïs Delacoux écrit : « Au moyen-âge les femmes des premières conditions ne dédaignaient point de faire l’office de matrones. [...] la dame de Gaucourt a rempli le ministère de matrone. Assistée de la dame de Vienne [sic], de la reine de Sicile Iolande d’Aragon, belle-mère de Charles VII, elle fut chargée par ce monarque de visiter Jeanne d’Arc, dite Pucelle d’Orléans, afin de constater sa virginité. [...] Ainsi les dames de Gaucourt, de Vienne [sic], Iolande, matrones très - expertes , à ce que nous devons croire, contribuèrent par leur déclaration officielle, qui fit cesser toute incertitude, à chasser les Anglais d’Orléans et à affermir la couronne de France sur la tête de son galant monarque »[15].

Jeanne de Preuilly est probablement une des deux dames escortant Jeanne d'Arc représentées au folio 55v de l'ouvrage enluminé de Martial d'Auvergne Les Vigiles de la mort de Charles VII (ca. 1484)[16] :

Descendance

De son époux Raoul de Gaucourt (ca. 1371-1462) elle a :

Blasons

Par son blason, la commune de Preuilly-sur-Claise a conservé la mémoire de son ancienne appartenance aux seigneurs de Preuilly :

Notes et références

Annexes

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