Cette alliance entre l'Orient et l'Occident semble avoir été favorisée par Théodore Comnène Paléologue, marquis de Montferrat, qui tente de renforcer sa position dans la région alpine[2]. Pour les Savoie, il s'agit également d'une alliance bénéfique puisqu'elle s'allie avec une dynastie impériale[2]. Cette union placerait aussi les comtes de Savoie comme intermédiaire entre les deux sphères d'influence en Méditerranée[2].
Toutefois, cette union doit recevoir l'aval de la papauté; le comte Édouard envoie donc une ambassade auprès du pape JeanXXII, en , pour obtenir son approbation[2]. Ce dernier s'oppose d’abord à un mariage entre une chrétienne catholique et un « infidèle »[2], puis il se ravise, voyant là une opportunité d'obtenir l'unité des Églises[2].
Jeanne de Savoie se rend à Constantinople en compagnie d'une suite composée de Savoyards[2].
Selon l’histoire de JeanVI Cantacuzène, le mariage eut lieu en . Durant la cérémonie, elle abjura sa religion rejoignant l’Église orthodoxe; Jeanne devint alors « Anne »[2]. Ce prénom ne fut jamais utilisé pour la désigner dans les documents catholiques[2].
En , AndronicIII entra à Constantinople, d’où il déposa finalement son grand-père, AndronicII, sur le trône impérial byzantin depuis .
123Jean-Claude Cheynet, Byzance: L'Empire romain d'Orient - 4e éd., Paris, Armand Collin, , 218p. (ISBN978-2-200-60079-2), «L’échec d'une Byzance européenne», p.158-159.
Voir aussi
Bibliographie
Élisabeth Malamut, «Jeanne-Anne, princesse de Savoie et impératrice de Byzance», dans Élisabeth Malamut et Andreas Nicolaïdes, éd., Impératrices, princesses, aristocrates et saintes souveraines: De l'Orient chrétien et musulman au Moyen Âge et au début des temps modernes, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, 2014, p.85-118. [lire en ligne]
André Palluel-Guillard, «La Maison de Savoie» (consulté le )., dont la fiche «AmédéeV» page 17 (dossier sur le site des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie)