Jeanne de Tallenay
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Jeanne de Tallenay comtesse Van Bruyssel, née Jenny-Jacques de Tallenay (et dite aussi Eugénie) à Weimar en 1869 et morte en 1920, est une poétesse et romancière belge d'origine franco-russe[1].
Elle a écrit sous le nom de plume Trévilliers.
Jeanne de Tallenay naît à Weimar en 1869, de l'union à Besançon en 1861 du marquis Henri de Tallenay et d'Olga Illyne, fille d'un général russe[2],[3].
Âgée de 17 ans, elle épouse à Caracas Ernest Van Bruyssel, chargé d’affaires de Belgique au Venezuela, et acquiert, de ce fait, la nationalité belge[4].
Avant de se mettre à écrire, elle commence par traduire des vers d'Heinrich Heine et de Lamartine.
Elle tient un salon littéraire à Bruxelles à l'époque de la Renaissance des lettres belges et entretien un correspondance avec la plupart des écrivains de son époque : Camille Lemonnier, Edmond Picard, Louis Bertrand[5]. À la même période (années 1890), elle est l'une des rares femmes à participer aux salons du mardi organisés par les époux Ray Nyst et Élise Soyer[6]. Elle collabore à la Jeune Belgique, à Durendal, à l'Art moderne, et est, pendant plusieurs années, correspondante du Figaro pour lequel elle écrit des chroniques sur la vie mondaine à Bruxelles sous le pseudonyme de Trévilliers.
Attirée par le spiritisme et l'occultisme, elle est très liée au Sar Peladan auquel son recueil de nouvelles Treize Douleurs est d'ailleurs dédié[7].