Né dans le Mississippi de Jefferson Davis Dickson Sr et Alda Floyd, il débarque en à Saint-Nazaire avec l'armée américaine[2]. Blessé à quatre reprises, cité plusieurs fois avant d'être démobilisé en 1918, il reste en France[3]. Il devient réalisateur cinématographique de documentaires, puis se lance dans les affaires[2]. Il fait fortune dans la vente de pochettes-surprise[4]. À Paris, Dickson collabore à de nombreuses œuvres de bienfaisance, ce qui lui vaut la médaille d'honneur de la mutualité[3]. Impressionné par la popularité de Georges Carpentier, il se souvient que son père a été organisateur à La Nouvelle-Orléans et l'imite[2].
Assidu des réunions pugilistiques, il acquit l'organisation de «Manitot» en 1925[5],[6]. Présenté comme le plus Parisien des promoteurs américains[5], il débute en à la salle Wagram et au Cirque de Paris.
Sa plus grande réalisation est l'acquisition de l'exploitation du Vélodrome d'Hiver en qu'il rénove immédiatement pour en faire un Palais des Sports[7]. Il est promu cette année-là chevalier de la Légion d'honneur au titre du ministère des Affaires Étrangères[8].
La Seconde Guerre mondiale l'empêche de rentrer dans l'hexagone. En , la société anonyme Jeff Dickson International Sports est considérée comme juive et confiée à deux administrateurs choisis par l'occupant[9]. Il fait jouer ses relations pour s'engager, malgré son âge, dans l'United States Air Force[2]. Le , le Superfortress B-17 matricule 42-3331 où se trouve le Capt. Dickson s'écrase près d'Évreux[2] après collision avec un chasseur ennemi alors qu'il se dirige vers Le Bourget[10] (ne pas confondre avec le B-17 matricule 42-3071 abattu à Gonesse le même jour). Il est inhumé au cimetière américain de Colleville-sur-Mer, près d'Arromanches[2]. Le Purple Heart[2] lui a été décerné à titre posthume.