Jennifer Schuessler
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Jennifer Schuessler est une journaliste américaine spécialisée dans la vie intellectuelle et culturelle, connue principalement pour son travail au sein de la rédaction du New York Times. Elle est l'une des reporters les plus en vue de la rubrique culturelle du quotidien new-yorkais, consacrant l'essentiel de son travail à l'histoire, aux humanités, aux débats universitaires et aux grandes questions qui traversent la vie intellectuelle américaine.
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Biographie
Jennifer Schuessler fait ses études supérieures à l'université Harvard, l'une des institutions académiques les plus prestigieuses des États-Unis, où elle obtient son diplôme entre 1986 et 1990[1]. Après ses études, Jennifer Schuessler commence sa carrière dans des rédactions reconnues pour leur sérieux éditorial. Elle travaille tout d'abord à The New York Review of Books, l'une des revues littéraires et intellectuelles les plus influentes du monde anglophone, fondée en 1963[2] et réputée pour la rigueur analytique de ses contributions[1],[3].
Elle rejoint ensuite la rédaction du Boston Globe, grand quotidien de référence de la région de Boston, où elle occupe le poste de rédactrice en chef de la section « Ideas », une rubrique thématique consacrée aux essais, à l'histoire des idées et aux débats intellectuels[4].
Jennifer Schuessler est ensuite nommée éditrice au New York Times Book Review[4] avant de rejoindre le New York Times en 2005.
Au fil des années, Schuessler passe d'éditrice à reporter titulaire de la rubrique culture du journal[1],[5]. Sa rubrique l'amène à traiter d'une gamme exceptionnellement large de sujets : histoire des archives littéraires, liberté académique, politique culturelle, musées, grandes controverses du monde des lettres et de l'édition[6].
Thèmes de couverture et reportages marquants
Elle couvre la vie intellectuelle et le monde des idées pour The New York Times, et participe à des conversations publiques sur la manière de connecter la recherche en sciences humaines à un public plus large[7]. Elle est régulièrement invitée à des conférences et tables rondes organisées par des universités et bibliothèques de recherche pour évoquer les enjeux du journalisme culturel[7].
En , la John Carter Brown Library de l'université Brown l'invite à participer à une série d'événements consacrée aux relations entre journalisme et histoire. La bibliothèque organise alors une série d'événements intitulée « Journalism and History: When History Is News », explorant la relation cruciale entre le journalisme et l'histoire, dans le cadre d'un projet développé en partenariat avec The Atlantic. Schuessler y représente la presse généraliste comme interlocutrice des historiens professionnels[8].
L'un des dossiers les plus médiatisés que Jennifer Schuessler couvre est l'affaire Kenneth Roth à Harvard. La nouvelle selon laquelle l'université avait bloqué une bourse pour l'ancien directeur de Human Rights Watch suscite un large débat sur la liberté académique et l'influence des donateurs[9]. Le New York Times est le premier à rapporter que le doyen Elmendorf a envoyé un courriel à la communauté de la Kennedy School pour annoncer que l'école proposerait désormais une invitation à Kenneth Roth[10].
Chuessler se distingue également par sa couverture des grandes acquisitions d'archives littéraires. Elle rapporte notamment l'acquisition par la New York Public Library des papiers de Joan Didion, l'une des figures majeures du journalisme littéraire américain du XXᵉ siècle[11]. Elle couvre aussi le rachat par le National Museum of African American History and Culture d'un ensemble de documents relatifs à Phillis Wheatley, première Américaine d'origine africaine à avoir publié un recueil de poèmes[12].
En , elle couvre la controverse autour du 92NY, institution culturelle new-yorkaise fondée par la communauté juive, qui annule un événement avec l'écrivain Viet Thanh Nguyen après que celui-ci a signé une lettre ouverte critique envers Israël[13]. L'organisation annonce finalement que sa prestigieuse série de lectures littéraires est mise en pause, à la suite d'un tollé provoqué par sa décision d'annuler l'apparition d'un écrivain qui avait critiqué Israël[14].