Jensen Huang

entrepreneur et homme d'affaires américano-taïwanais From Wikipedia, the free encyclopedia

Jen-Hsun Huang, aussi appelé Jensen Huang (chinois : 黃仁勳 ; pinyin : Huáng Rénxūn ; pe̍h-ōe-jī : N̂g Jîn-hun), né le , est un homme d'affaires taïwano-américain, ingénieur électricien et l'actuel dirigeant de Nvidia[1].

Naissance
Nom dans la langue maternelle
黃仁勳 (Huáng Rénxūn)Voir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
JensenVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Nom dans la langue maternelle ...
Jensen Huang
黃仁勳
Jen-Hsun Huang à la Maison-Blanche en 2025.
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
黃仁勳 (Huáng Rénxūn)Voir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
JensenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Université d'État de l'Oregon (jusqu'en )
Aloha High School (en)
Université Stanford
Oneida Baptist Institute (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
Lori Huang (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Lisa Su (petite-nièce)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de
Membre de
Committee of 100 (en)
RAND CorporationVoir et modifier les données sur Wikidata
Sport
Distinctions
Liste détaillée
signature de Jensen Huang黃仁勳
Signature.
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Il co-fonde Nvidia en 1993 à l'âge de 30 ans. En , cette dernière devient la plus grande entreprise du monde par capitalisation boursière[2]. Et en , Nvidia atteint le seuil des 5 000 milliards de capitalisation boursière. Jensen Huang devient alors la 8e personne la plus riche au monde, avec 179 milliards de dollars[3],[4].

Jeunesse

Huang est né à Taipei, à Taïwan. Sa famille s'installe d'abord en Thaïlande quand il a cinq ans, puis émigre aux États-Unis quatre ou cinq ans plus tard, en 1973[5]. À dix ans, il vit avec son frère au dortoir des garçons à l'Oneida Baptist Institute et étudie à l'école primaire d'Oneida, une ville située dans le Kentucky[6]. Sa famille s'installe ensuite dans l'Oregon, où il obtient son diplôme du lycée Aloha, situé à la bordure de la ville de Portland[7].

Carrière

Après l'université, il est directeur chez LSI Logic et concepteur de microprocesseurs chez AMD[1]. En 1993, à 30 ans, Jensen Huang cofonde Nvidia et en devient le PDG[8],[9].

Il détient 3,6 % des actions de Nvidia, devenues publiques en 1999[10]. Il a gagné 24,6 millions de dollars en tant que PDG en 2007, ce qui le classe selon Forbes au 61e rang des PDG américains les mieux payés[10]. Au , la valeur nette de la fortune de Huang s'élevait à 38,3 milliards de dollars selon Bloomberg[11].

Le , à l'occasion du CES de Las Vegas, il déclare vouloir investir dans les robots humanoïdes et les voitures autonomes[12].

Philanthropie

En 2022, Huang fait don 50 millions de dollars à son ancienne université, l'université d'État de l'Oregon, pour contribuer à la création d'un institut de calcul intensif sur le campus[13]. Huang donne 30 millions de dollars à son autre alma mater, l'université Stanford, pour construire le Jen-Hsun Huang School of Engineering Center[14].

The New York Times rapporte en 2024 que Huang a mis en place divers systèmes pour éviter d'avoir à payer des impôts, en particulier les impôts sur l'héritage[15].

Vie privée

C'est à l'université d'État de l'Oregon que Huang rencontre sa future épouse, Lori Mills, qui est sa partenaire de laboratoire d'ingénierie à l'époque[16]. Ils ont deux enfants[17]. Son fils, Spencer Huang, a ouvert un bar à Taipei en 2015, qui est considéré comme l'un des 50 meilleurs bars d'Asie par Forbes. Le bar ferme ses portes en , et il est désormais chef de produit chez Nvidia[18].

Jensen Huang a un lien de parenté avec Lisa Su, la PDG d'AMD[19]. La mère de M. Huang est la plus jeune sœur du grand-père maternel de Su, ce qui en fait des cousins.

Huang parle également le hokkien taïwanais[20], et possède la double nationalité taïwanaise et américaine[21]. Il se rend fréquemment à Taiwan[22].

Point de vue sur l'IA et la robotique

Selon Huang, la robotique va se combiner à « l'IA physique » que l'on commence à « faire passer de nos écrans au monde réel ». Les robots, objets connectés et agents intelligents intègrent de plus en plus l'IA générative, et peut-être bientôt une intelligence artificielle générale (IAG), ce qui va leur donner un nouvel élan au milieu des années 2020 qui sera le moment de l'entrée dans l'ère du « physical AI ». L'ampleur des effets de cette nouvelle phase de développement de l'IA sera comparable, selon Huang, à celle de l'émergence de ChatGPT.

La fusion des nouveaux modèles cognitifs (IA multimodales), et des progrès spectaculaires de la locomotion, préhension et motricité fine des robots va accélérer l'apparition de robots dotés de capacités quasi-humaines dans un avenir très proche, peut-être dès 2027.

L'IA ne se limitera plus à percevoir, analyser ou générer des contenus, elle va de plus en plus raisonner, planifier, et agir dans le monde réel, acquérir des modèles du monde et interagir avec le monde via les robots, objets connectés et véhicules intelligents. Début 2026, au CES de Las Vegas où l'IA physique était omniprésente (de la fabrication industrielle et des soins de santé aux robots de livraison et aux jouets pour enfants), Jensen et Nvidia ont mis en avant les modèles de raisonnement Alpamayo[23] pour véhicules autonomes, les modèles Cosmos pour la compréhension du monde[24] et les modèles vision‑langage‑action de la famille GR00T[25] pour illustrer cette tendance.

Concernant le risque que l'IA supprime plus d'emploi qu'elle en créera, Huang se veut rassurant : « les robots créeront des emplois […] la révolution robotique va […] compenser les pertes d'emplois et de main-d'œuvre, et donc stimuler l'économie » affirmait-il au CES en 2026, ajoutant que le vieillissement démographique et la baisse des naissances créent un déficit de « dizaines de millions » de travailleurs, et que des robots dotés d'IA viendront combler une pénurie mondiale de main‑d'œuvre, de la même manière que les travailleurs immigrés compensent traditionnellement les manques dans certains secteurs économiques. Ces robots  qu'il qualifie d'« immigrants IA »  occuperont les emplois que les sociétés ne parviennent plus à pourvoir, tout en stimulant la productivité et en créant d'autres, nouveaux postes humains[26]. Il affirme que Nvidia contribuera dès 2026 à « l'IA physique », en fournissant à la fois « l'ordinateur d'entraînement », « l'ordinateur de simulation » et l'ordinateur embarqué dans la machine, « le cerveau du robot »[27]. Mais des analyses externes indiquent que les GAFAM ont massivement licencié du personnel en lien avec le développement de l'IA[28], Amazon ayant par exemple confirmé 14 000 suppressions de postes fin 2025, certains analystes s'attendant à jusqu'à 30 000 postes supprimés avant [29],[30]. Néanmoins, le World Economic Forum rapporte qu'après quelques erreurs des robots, les humains deviennent nettement moins tolérants envers eux qu'envers un humain ayant fait le même type d'erreur, et que la confiance se répare difficilement, même avec excuses ou explications[31],[32].

Récompenses

Jensen Huang à Computex dans la ville de Taipei, en mai 2016
  • 2002 : il a reçu le Daniel J. Epstein Engineering Management Award de l'université de Californie du Sud[33].
  • 2004 : il reçoit le Dr Morris Chang Exemplary Leadership Award par la Fabless Semiconductor Association, qui récompense un leader ayant apporté une contribution exceptionnelle au développement, à l'innovation, à la croissance et aux opportunités à long terme de l'industrie « fabless » de semi-conducteurs[34].
  • 2007 : il reçoit le Pioneer Business Leader Award (« Prix du pionnier en gestion d'entreprise ») de la Silicon Valley Education Foundation, pour son travail dans le monde de l'entreprise et de la philanthropie[35].
  • 2009 : il reçoit un doctorat honorifique de l'université d'État de l'Oregon[36].
  • 2018 : il est répertorié dans le premier Edge 50, nommant les 50 principaux influenceurs du monde en edge computing[réf. nécessaire].
    Jensen Huang au SC18
  • 2020 : il est nommé Supplier CEO of the year (« PDG fournisseur de l'année ») par Automotive News Europe Eurostars[37].
  • 2020 : il reçoit un doctorat honorifique de l'université nationale de Taïwan[38].
  • 2021 : il reçoit le prix Robert N. Noyce venant de la Semiconductor Industry Association[39].
  • 2021 : il est inclus dans le Time 100, une liste annuelle des 100 personnes les plus influentes au monde dressée par le magazine Time[40].
  • 2023 : nommé meilleur PDG de 2023 par The Economist[41].
  • Huang a été inclus dans la liste Time 100 AI en 2023[42] et en 2024[43].
  • Février 2024 : Élu à la National Academy of Engineering « pour ses unités de traitement graphique de haute puissance, alimentant la révolution de l'intelligence artificielle »[44].

Références

Liens externes

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