Jessica Horn

écrivaine ougandaise From Wikipedia, the free encyclopedia

Jessica Horn, née en 1979, est une activiste féministe, écrivaine, poétesse et conseillère sur les droits des femmes. Issue d'une double culture ougandaise et malienne[1]. Elle est citée comme une « actrice du changement » par le magazine ARISE et figure dans la liste des « 40 Africaines de moins de 40 ans » du média Applause Africa. En 2021, elle est nommée directrice régionale du bureau de la Fondation Ford pour l'Afrique de l'Est, basé à Nairobi. Elle devient alors la première femme africaine à occuper cette fonction depuis l'ouverture du bureau en 1963.

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Jessica Horn
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Biographie

Jessica Horn naît en Angleterre d'une mère ougandaise[réf. nécessaire] et d'un père originaire des États-Unis et grandit au Lesotho et aux îles Fidji. Elle obtient son baccalauréat international au Armand Hammer United World College of the American West. Elle décroche un Bachelor of Arts en anthropologie au Smith College. Elle obtient son diplôme avec la mention très honorable Magna Cum Laude en 2001. Elle poursuit ses études supérieures et décroche en 2002un Master of Science en genre et développement avec la mention Distinction à la London School of Economics.

Carrière

Sa carrière débute au sein de l'organisation RAINBO en tant que coordinatrice d'Amanitare, un réseau spécialisé dans les droits sexuels et reproductifs en Afrique[2]. Elle rejoint ensuite le Sigrid Rausing Trust à Londres, où elle supervise l'attribution de fonds destinés aux droits des femmes et des minorités. Par la suite, elle fonde le cabinet Akiiki Consulting. À ce titre, elle conseille le Comité international du sauvetage, l'ONU, ActionAid, l'Association pour les droits des femmes dans le développement, l'International Rescue Committee et la Fondation Stephen Lewis, intervenant notamment dans des zones de conflit sur le continent africain.

Entre 2015 et 2020, Jessica Horn devient directrice des programmes au Fonds de développement des femmes africaines[3]. En 2021, elle est nommée directrice régionale du bureau de la Fondation Ford pour l'Afrique de l'Est, devenant la première femme africaine à exercer cette fonction depuis l'ouverture du bureau en 1963. Elle occupe ce poste jusqu'en 2025.

En tant que chercheuse, elle obtient en 2003 une bourse Soros Reproductive Health and Rights pour étudier les réponses féministes aux mutilations génitales féminines en Égypte. Elle est l'autrice de de deux monographies sur l'impact du fondamentalisme chrétien sur les droits des femmes en Afrique pour l'Association pour les droits des filles dans le développement (AWID)[4]. En 2013, elle est l'autrice principale du Cutting Edge Pack sur le genre et les mouvements sociaux, une ressource produite par BRIDGE au sein de l'Institute for Development Studies (IDS) de l'Université de Sussex,[5].

En 2025, elle publie chez Sage Publishing l'ouvrage African Feminist Praxis: Cartographies de la création du monde libératrice[6].

Jessica Horn exerce comme conseillère auprès de Mama Cash, Urgent Action Fund-Africa et Comic Relief. Elle collabore également avec Security & Development Group du Kings College, ainsi qu'avec la revue Development. Entre 2011 et 2015, elle est directrice de commande pour la section «Our Africa » de la plateforme openDemocracy 5050. Elle est membre fondatrice du groupe de travail du Forum féministe africain,. Par ailleurs, elle est nommée membre de la Commission Lancet sur le genre et la santé mondiale[7].

Poésie

Jessica Horn est lauréate du Prix de poésie FannyAnn Eddy de l'IRN en 2009 pour son poème They have killed Sizakele. En 2001, elle reçoit le Prix de Poésie Sojourner jugé par June Jordan en 2001 pour son poète " Dis U.N: Pour le Rwanda[8]. Son poème en prose Dreamings figure dans l'exposition en ligne Imagining Ourselves du Musée international des femmes. Elle est également l'autrice du recueil Speaking in Tongues (Mouthmark, 2006) [2], intégré ultérieurement à l'anthologie Mouthmark Book of Poetry aux côtés de travaux de Warsan Shire, Malika Booker et Inua Ellams. Ses créations sont par ailleurs diffusées sur la plateforme de poésie panafricaine Badilisha Poetry Radio.

En tant que poète activiste, elle utilise la poésie comme moyen de discuter des violations des droits humains et d'explorer le concept d'amour révolutionnaire, y compris via la plateforme de poésie The Love Mic.

Des publications sélectionnées

Recherche et analyse

Collections de poèmes

Poèmes

  • "A night in Zanzibar", in African sexualities: A reader, Fahamu/Pambazuka, (ISBN 9780857490162)
  • "Uganda haikus (sortie du soleil à 21h) " en Wayback Machine
  • "Sista, why do you run?"
  • "Ye ye o (between a dancer and a drummer)"
  • "epidermal offerings" and "salt"

Prix et récompenses

Notes et références

Liens externes

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